Inquiétudes sur le site Airbus Helicopters de Marignane

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    MARSEILLE, 19 septembre (Reuters) - Le président d'Airbus 
Helicopters, Guillaume Faury, s'est rendu lundi sur le site de 
production de Marignane, dans les Bouches-du-Rhône, pour tenter 
de rassurer les 8.500 salariés qui redoutent des suppressions de 
postes. 
    La filiale d'Airbus Group  AIR.PA   est fortement impactée 
par le ralentissement du secteur pétrolier - qui utilisent 
beaucoup d'hélicoptères sur les plates-formes offshore - ainsi 
que par la suspension par l'Agence européenne de la sécurité 
aérienne des vols de la flotte civile mondiale des Super Puma 
après un accident mortel survenu le 29 avril dernier en Norvège. 
    "Guillaume Faury a rappelé que des mesures sont à l'oeuvre 
pour faire face à la situation avec des mobilités de salariés 
chez Airbus Helicopters en Allemagne et chez Airbus à Toulouse 
et Saint-Nazaire", a indiqué la CFDT dans un communiqué. 
    "Le PDG n'a cependant pas caché que les quatre derniers mois 
de 2016 sont cruciaux pour Airbus Helicopters avec la 
concrétisation ou pas d'importants contrats en Pologne et en 
Asie, et la remise en vol du H225", le dernier dérivé en date de 
la famille des Super Puma, ajoute le syndicat. 
    Force Ouvrière, syndicat majoritaire dans le groupe, a 
récemment évoqué la possibilité de 400 suppressions de postes, 
sans licenciement sec, sur le site de Marignane. 
     
    PLUSIEURS HYPOTHÈSES À L'ÉTUDE 
    Guillaume Faury n'a pas directement répondu à cette 
interrogation, expliquant aux salariés que "plusieurs hypothèses 
étaient possibles". 
    "Cela dépendra si le contrat avec la Pologne se concrétise 
rapidement et positivement. Il a également parlé de deux autres 
gros contrats dont il n'a pas cité le nom", a déclaré à Reuters 
le délégué syndical central CFDT Didier Hacquart. 
     Airbus Helicopters est notamment en pourparlers pour 
l'acquisition par la Pologne de 50 hélicoptères multi-rôles 
européens Caracal.   
    Selon la CFDT, différents scénarios sont aujourd'hui sur la 
table, "du plus pessimiste au plus optimiste", en fonction de 
l'évolution de la situation d'ici la fin de l'année. 
    D'autant que la maison mère, Airbus Group, pourrait annoncer 
le mois prochain un nouveau plan de restructuration et 
d'économies pour minimiser les coûts plus élevés que prévu du 
programme A380, d'après le Financial Times de lundi. 
    Selon le journal britannique, le PDG Tom Enders veut 
supprimer des fonctions qui font doublon entre les différentes 
filiales du groupe et au sein de la maison mère. 
    Contacté par Reuters, Airbus Group a confirmé prévoir des 
économies via un plan de digitalisation déjà annoncé en juillet. 
    Il a en revanche démenti que ces économies aient été 
décidées suite à des difficultés opérationnelles sur certains 
programmes comme l'A380 ou le transporteur militaire A400M. 
    Le plan, qui n'est pas encore finalisé, comprendrait des 
suppressions de postes à travers le groupe et doit encore être 
présenté aux syndicats. 
    "Au niveau du groupe, nous sommes dans l'attente d'un comité 
européen exceptionnel annoncé pour le début octobre, mais aucune 
date précise , ni aucun ordre du jour n'ont pour l'instant été 
précisés", a précisé Didier Hacquart. 
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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