Inquiétude et colère sur le front du marché de l'art

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Les professionnels craignent une délocalisation et réclament un soutien de l'art français à l'international.

«Talibans de la culture française», «fossoyeurs du patrimoine»...: les mots ne sont pas assez forts chez les acteurs du marché de l'art depuis le vote en commission des finances de l'Assemblée d'un amendement PS pour inclure les œuvres d'art de plus de 50.000 euros dans le calcul de l'ISF.

«C'est le coup de grâce avant la Fiac!», lance Philippe Dian, avocat d'affaires, gros collectionneur impliqué dans l'achat d'œuvres pour Beaubourg. «L'art français a besoin qu'on l'aide et pas qu'on l'assassine pour exister sur le marché international. Pourquoi notre pays est-il toujours à contre-courant?»

Si elle est votée, «cette loi va inciter les galeries à se délocaliser et les Français à être dans l'illégalité. Personne n'est jamais devenu un super-riche en achetant de l'art», s'emporte de son côté Emmanuel Perrotin, galeriste parisien qui vient d'annoncer, après Hongkong, l'ouverture d'un nouvel espace à New York. «Ils ont l'impression qu'ils vont ta

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