Inquiétude des syndicats sur la réorganisation d'Airbus

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 (Actualisé avec réaction de FO, précisions) 
    TOULOUSE, 30 septembre (Reuters) - Après l'annonce vendredi 
de la réorganisation interne au sein d'Airbus Group  AIR.PA  et 
de son projet de fusionner ses structures au sein d'une nouvelle 
entité baptisée "Airbus", les syndicats du constructeur européen 
font part de leurs inquiétudes. 
    Dans un communiqué, le syndicat Force ouvrière a indiqué 
qu'il restait "attentif sur les tenants et aboutissants de cette 
restructuration, en particulier sur les impacts sociaux". 
    "L'objectif stratégique des dirigeants d'Airbus Group de 
mieux intégrer les structures et les fonctions de direction peut 
s'entendre dans sa dimension purement théorique, néanmoins. Il 
semble évident que cette fusion aura des impacts potentiellement 
importants pour les salariés concernés ce qui pèsera dans 
l'analyse et les positions de notre organisation syndicale", 
précise le syndicat. 
    La CFE-CGC qui dit également "comprendre les adaptations 
nécessaires que doit mener" le groupe par rapport au marché, 
s'inquiète néanmoins "des retombées sociales de cette 
restructuration". 
    "Chaque restructuration du groupe a été suivie, hélas et 
accompagnée d'un plan social, c'est pourquoi nous restons 
vigilants", explique Françoise Vallin, coordinatrice CFE-CGC au 
sein d'Airbus Group. 
    "Cette réorganisation, avec la création d'un siège unique 
pour Airbus Group et Airbus SAS, va essentiellement toucher les 
fonctions support, ressources humaines et administration", a 
précisé Françoise Vallin qui redoute les risques de doublons et 
donc les suppressions de postes. 
     
    COMITÉ EUROPÉEN LE 4 OCTOBRE  
    La CGT manifeste aussi ses craintes concernant l'emploi. 
    "Cette réorganisation était prévisible mais elle suscite 
beaucoup d'interrogations, La mutualisation va entraîner des 
sureffectifs d'où nos craintes sur d'éventuelles suppressions de 
postes", a expliqué à Reuters Xavier Pétrachi, délégué du 
personnel chez Airbus. 
    "Par ailleurs, nous ne connaissons pas encore le périmètre 
de cette réorganisation. Va-t-il se limiter aux fonctions 
supports d'Airbus Group et d'Airbus SAS ou va-t-il impacter 
aussi les structures d'Airbus Opération et les entités des 
filiales hélicoptères et défense et espace ? », se questionne le 
syndicaliste CGT. 
    De son côté, la CFDT qui pointait déjà la semaine dernière 
"le malaise" au sein du personnel d'Airbus Group et de ses 
divisions Airbus Avions Civils, Airbus Helicopters et Airbus 
Defence and Space, estime qu'il ne s'est pas dissipé.  
    "Dans le message que Tom Enders a envoyé aux salariés, nous 
comprenons que la direction a pour objectif de rendre les 
fonctions supports déjà intégrées plus efficaces encore. La 
rationalisation de la recherche pourrait aussi se traduire par 
des suppressions de postes", redoute Michel Pierre, secrétaire 
de la section CFDT chez Airbus SAS qui s'interroge aussi sur "la 
pérennité" du centre Airbus Group Innovation de Suresnes 
(Hauts-de-Seine). 
    La phase de présentation et de consultation des instances 
représentatives des salariés doit démarrer le 4 octobre lors 
d'un comité européen de groupe extraordinaire et le 5 octobre à 
l'occasion des comités européens de division, pour une période 
de six mois. La mise en place de la "marque Airbus" unique pour 
le groupe et toutes ses entités est programmée pour janvier 
2017. La réorganisation devrait quant à elle être effective en 
juillet 2017. 
         
    Voir aussi : 
    Airbus Group fusionne avec Airbus, Tom Enders président 
exécutif   
 
 (Johanna Decorse, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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