Inquiétude de responsables du PS sur le dialogue social

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INQUIÉTUDE DE RESPONSABLES DU PS SUR LE DIALOGUE SOCIAL
INQUIÉTUDE DE RESPONSABLES DU PS SUR LE DIALOGUE SOCIAL

PARIS (Reuters) - Quatre hauts responsables du Parti socialiste demandent au gouvernement de faire pression sur le patronat pour qu'il tienne ses engagements, dans une tribune publiée par le Journal du dimanche avant la conférence sociale de lundi et mardi.

Ces quatre secrétaires nationaux du PS, Karine Berger, François Kalfon, Juliette Méadel et Patrice Prat, se disent inquiets "du tour que pourrait prendre" cette conférence.

Ils accusent le Medef de renier les engagements liés au pacte de responsabilité - 40 milliards de baisses de charges et d'impôts en échange d'investissements et d'emplois - ou pris dans des accords conclus par les partenaires sociaux.

Le président de la première organisation patronale française, Pierre Gattaz, qui a brandi un temps la menace d'un boycott de la conférence, "harcèle le gouvernement au risque de prendre en otage le dialogue social", écrivent-ils.

Ils déplorent également le fait que les négociations dans les branches professionnelles sur les contreparties du pacte de responsabilité peinent à démarrer.

Selon le Medef, une trentaine de branches ont ouvert des discussions depuis l'accord du 5 mars entre les organisations patronales et, du côté syndical, la CFDT et la CFTC, sur la mise en oeuvre du pacte. Cela représente près de neuf millions de salariés sur les 18 millions du secteur marchand en France.

Seule l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) a signé jusqu'ici un texte. Le Medef se plaint que certaines de ses fédérations soient confrontées à une opposition de principe d'organisations syndicales dans leur branche.

Dans leur tribune, les quatre responsables socialistes signataires font pour leur part état d'exemples d'utilisations "insincères" des baisses de cotisations et d'impôts par des entreprises, qui s'en servent selon eux pour "alimenter les dividendes des actionnaires".

Si les négociations sur les contreparties du pacte ne sont pas conclues au niveau des branches à la mi-octobre 2014, ils proposent une "clause suspensive aux exonérations de cotisations et d'impôts contenues dans le pacte".

(Emmanuel Jarry)

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  • M8252219 le dimanche 6 juil 2014 à 11:56

    Ils sont toujours dans leur lune socialiste n'ayant jamais dirigé une entreprise. pour mettre tout le monde au travail l'état va devoir créer des chantiers nationaux avec des salariés payer 500€ couverture sociale totale logement et véhicule fourni resto du cœur et magasin social.pas de décompte des jours d’arrêt de travail, vacances obligatoires!!!!ça s'appelle une démocratie socialiste