Inondations : les assureurs sur le pied de guerre

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Pour les assureurs, il est encore trop tôt pour évaluer les dégâts. Mais les victimes seront indemnisées au titre des garanties tempête, grêle ou catastrophe naturelle.

Les assureurs s'organisent pour répondre aux victimes des intempéries des derniers jours. La BPCE par exemple a déjà annoncé la mise en place d'un numéro vert (0 800 30 43 16) pour ses clients. En réalité, il est désormais souvent très simple de déclarer les dégâts sans décrocher son téléphone, via les applications mobiles fournies par les compagnies ou sur leurs sites Internet. La Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) recommande bien sûr de le faire vite, et de conserver les preuves de la situation (vidéos, photos, témoignages...).

Attendre l'arrêté de catastrophe naturelle

Les dommages causés par les inondations sont couverts par les assurances multirisques habitation et auto seulement si les intempéries sont reconnues par les pouvoirs publics comme catastrophe naturelle. Il faut donc qu'un arrêté interministériel de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle soit publié au Journal officiel, pour la zone géographique concernée. À compter de cette publication, les assurés qui n'auront pas déjà déclaré le sinistre auront encore dix jours pour le faire. Attention, les dégâts sont indemnisés seulement si le contrat comporte une garantie dommages. Les voitures assurées au tiers (pour la responsabilité civile) n'ouvrent donc droit à aucun remboursement.

Les dégâts liés à l'humidité ou à la condensation mais aussi les frais de pompage, de nettoyage et de désinfection des locaux sont pris en charge. Toutefois, une franchise de 380 euros reste à la charge de l'assuré. Cette franchise est majorée, pour les logements, si la commune n'est pas dotée d'un plan de prévention des risques naturels (PPR) et si elle a déjà été touchée plusieurs fois par des catastrophes naturelles ces cinq dernières années.

La garantie «tempête» ou «grêle» joue

Les autres dégâts causés par les violents orages des derniers jours peuvent, eux, être indemnisés même sans déclaration de catastrophe naturelle. Ils relèvent en effet tout simplement de la garantie tempête, incluse dans l'assurance habitation (et auto quand elle comporte une garantie «dommages» comme l'incendie,...). Selon les contrats, les assureurs considèrent que cette garantie joue si le vent a causé des dommages à des bâtiments de bonne construction dans la commune ou aux alentours. Certains demandent aux clients de fournir un certificat attestant l'intensité exceptionnelle de l'événement (vitesse du vent supérieure à 100 Km/heure), à demander à la station météo la plus proche. La garantie tempête joue aussi pour les dommages causés par la pluie à l'intérieur des bâtiments s'ils surviennent dans les quarante-huit heures ou dans les soixante-douze heures, selon les contrats. Le délai pour déclarer le sinistre est de seulement cinq jours ouvrés.

Enfin, les victimes de la grêle seront aussi indemnisées par leur assureurs, aux mêmes conditions, car cette garantie fait également partie de leurs contrats.

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  • c.debarg le dimanche 23 juin 2013 à 11:57

    a tous les agriculteurs aux gros engins dans vos champs ! stop !!!!!!l'eau ne pénètre plus dans le sol