Inondations de mai: les indemnisations se font attendre

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Près d'un tiers des sinistrés n'a pas encore été indemnisé, même partiellement. La secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, demande le versement «d'avances sur indemnisation» d'ici à la fin de l'année.

L'attente commence à être longue. Quatre mois après les fortes pluies qui ont touché l'Ile-de-France et la région centre en mai dernier, près d'un tiers des sinistrés reste encore sans réponse concernant leur indemnisation, révèle Le Parisien. Les inondations avaient fait quatre morts, 24 blessés et plus d'un milliard d'euros de dégâts en une semaine. Les crues historiques ont engendré «155.000 sinistres, 126.000 chez les particuliers, 16.000 pour des véhicules endommagés et 13.000 pour des professionnels dont l'activité a été affectée», chiffre dans le quotidien Juliette Méadel, secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes.

Pour aider les victimes, le gouvernement avait pourtant mis en place un fond d'extrême urgence de «plusieurs millions d'euros» pour les sinistrés «sans ressources ayant tout perdu» en attendant les indemnisations des assureurs. Mais les fonds se font attendre. «320 millions d'euros ont déjà été versés par les compagnies d'assurances. 68% des sinistrés ont été totalement ou partiellement indemnisés», note Juliette Méadel. Le fonds d'extrême urgence a déjà versé «700.000 euros à 2000 adultes et 800 enfants en Seine-et-Marne», ajoute la secrétaire d'État.

Du côté des entreprises aussi, les dégâts ont été nombreux. Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, s'était également rendu à leur chevet et avait annoncé un coup de pouce gouvernemental pour les artisans et commerçants touchés. Une aide qui devait s'appuyer «sur les besoins qui remonteront des chambres de commerce et d'artisanat». «Une aide au redémarrage des entreprises a été débloquée, assure la secrétaire d'État. Dans le Loiret, 400.000 euros ont été versés à plus d'une centaine d'entreprises en difficulté».

Les procédures ont donc débuté, mais restent bien trop longues. Pour expliquer la longueur des démarches d'indemnisation, la secrétaire d'État évoque le nombre de dossiers et «les délais et la lourdeur des expertises» entraînées par des situations compliquées. Juliette Méadel demande désormais à ce que «l'ensemble des sinistrés» reçoivent «des avances sur indemnisation d'ici à la fin de l'année». Elle rencontrera assureurs et élus locaux en octobre prochain, réunion durant laquelle elle souhaite la signature d'une convention entre l'État et les assureurs «pour renforcer la coordination et tirer des leçons pour l'avenir».

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