Inondations de juin : «Il faut accélérer le traitement des demandes», insiste Méadel

le , mis à jour à 08:12
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Inondations de juin : «Il faut accélérer le traitement des demandes», insiste Méadel
Inondations de juin : «Il faut accélérer le traitement des demandes», insiste Méadel

Quatre mois après les inondations, où en sont les dossiers d'indemnisation des victimes ?

Juliette Méadel. 320 M€ ont déjà été versés par les compagnies d'assurances. 68 % des sinistrés ont été totalement ou partiellement indemnisés. L'Etat a par ailleurs débloqué un fonds d'aide d'extrême urgence qui a, par exemple, permis de verser 700 000 € à 2 000 adultes et 800 enfants en Seine-et-Marne. Une aide au redémarrage des entreprises a également été débloquée. Dans le Loiret, 400 000 € ont été versés à plus d'une centaine d'entreprises en difficulté. Les collectivités locales ont joué un rôle essentiel dans le versement de ces aides.

 

Mais pourquoi tous les sinistrés n'ont-ils pas encore été totalement, voire pas du tout, indemnisés ?

Ces inondations ont été d'une ampleur exceptionnelle. Près de 1 500 communes situées dans une trentaine de départements ont été reconnues en état de catastrophe naturelle. Dans de nombreuses communes, il fallait des barques pour circuler et les habitants n'avaient jamais connu ça. Cette catastrophe a occasionné 155 000 sinistres : 126 000 chez des particuliers, 16 000 pour des véhicules endommagés et 13 000 pour des professionnels dont l'activité a été affectée. Ces inondations, qui ont causé plus de 1 Md€ de dégâts, sont, en termes de préjudice, l'une des plus dévastatrices dans l'Hexagone depuis ces trente dernières années.

 

Les assureurs sont pourtant rodés à ce type d'événements.

Oui, mais dans certains cas les sinistrés peuvent faire face à des difficultés comme les délais, la multiplication et la lourdeur des expertises. Par exemple, quand la cuisine d'un restaurant a été inondée, que les réfrigérateurs et les fours sont inutilisables, il faut que le propriétaire présente les preuves du sinistre et les factures du matériel endommagé. Cela implique une perte d'exploitation pour le restaurateur qui doit être évaluée ...

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