«Ingenico n'est pas une entreprise stratégique»

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INTERVIEW - Pour la première fois depuis la tentative contrariée de rachat du groupe français spécialisé dans les terminaux de paiement par un groupe américain, son PDG Philippe Lazare revient sur cet épisode.

Pour la première fois depuis la tentative avortée du rachat d'Ingenico, en décembre, Philippe Lazare, le PDG du groupe français, livre son ­analyse de cette affaire peu courante dans le capitalisme français.

Après la publication d'un communiqué d'Ingenico, le 17 décembre, évoquant «une proposition de dépôt éventuel d'une offre publique d'achat portant sur l'intégralité de son capital», le dossier est remonté au plus haut sommet de l'État. Le gouvernement a mis en avant le caractère «stratégique» de l'entreprise. Safran, contrôlé à 30 % par l'État, détenteur d'une mino­rité de blocage dans Ingenico, a alors décidé de ne pas apporter ses titres au groupe américain Danaher, qui semblait intéressé d'acquérir Ingenico pour 1,4 milliard d'euros, soit 28 euros par action, sensiblement le cours actuel de la société.

Pendant le week-end du 18 décembre, le PDG de Safran aurait reçu un appel téléphonique d'Éric Besson, ministre de l'Industrie, lui

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