ING réfléchit au lancement d'un agrégateur pan-européen

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    PARIS, 1er juillet (Reuters) - ING  ING.AS  réfléchit au 
lancement d'un agrégateur pan-européen de comptes bancaires, a 
déclaré jeudi le directeur du pôle fintech (nouvelles 
technologies financières) du groupe bancaire néerlandais. 
    Les agrégateurs de comptes bancaires permettent de regrouper 
sur une seule application l'ensemble du patrimoine bancaire d'un 
particulier et d'optimiser la gestion du budget familial. 
    Ils représentent un enjeu stratégique pour les banques en 
ligne qui y voient un moyen de mettre la main sur la relation 
client des établissements traditionnels à partir d'un simple 
compte secondaire gratuit.   
    "Nous travaillons sur un développement européen" a expliqué 
à Reuters Benoît Legrand, en marge du salon Viva Technology à 
Paris. 
    "Cette ambition doit être plus que nationale, elle doit être 
alignée avec ce qu'est ING, qui est présente dans de nombreux 
pays", assure l'ancien patron en France d'ING Direct, la filiale 
de banque en ligne du groupe.  
    ING Direct, qui revendique 13 millions de clients à travers 
l'Europe, travaille avec des partenaires extérieurs sur ce 
projet stratégique mais ne souhaite donner aucune autre 
précision à ce stade, comme par exemple une date de lancement. 
    "Nous sommes dans de nombreux pays toujours un challenger. 
Donc, pour nous, agréger les comptes est une manière d'aller de 
l'avant et d'accéder à plus de clients", explique Benoît 
Legrand. 
    Des banques en ligne françaises proposent déjà des services 
d'agrégation de comptes, longtemps regardés avec méfiance par 
les grandes banques traditionnelles. 
    Boursorama a, par exemple, fait le choix d'acheter et 
d'intégrer l'agrégateur Fiduceo. D'autres, comme la banque en 
ligne Fortuneo ont demandé à l'agrégateur Linxo de leur fournir 
un service en marque blanche. 
    La mise en oeuvre de la nouvelle directive européenne sur 
les services de paiement (DSP2) d'ici 2018 permettra en outre 
aux agrégateurs d'initier les paiements directement à partir des 
comptes du client et d'ouvrir la voie à une nouvelle génération 
de services. 
    Pour Benoît Legrand, cette innovation est l'une des plus 
"disruptives" pour le secteur bancaire, menacé d'ubérisation sur 
ce front. 
    L'assureur mutualiste Maïf a par exemple lancé en juin son 
propre agrégateur en faisant le pari qu'elle pourrait devenir à 
terme "l'interlocutrice privilégiée de la relation bancaire et 
financière sans avoir à intégrer dans son offre un compte 
bancaire". 
    D'autres acteurs pourraient essayer de s'imposer sur ce 
créneau comme des opérateurs télécoms, des associations de 
consommateurs ou encore des géants de l'internet américain comme 
Google (Alphabet  GOOG.O ), Apple  AAPL.O , Amazon  AMZN.O  ou 
encore Facebook  FB.O .  
     
    * voir aussi: 
    FEATURE-L'agrégateur, désintégrateur de la banque de détail 
  
 
 (Julien Ponthus et Maya Nikolaeva, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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