ING IM privilégie le high yield et la dette émergente

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(NEWSManagers.com) - Dans une zone euro toujours en crise début 2012, l'économie européenne se retrouve confrontée à une légère récession dont on ne sait encore si elle va s'accentuer ou se dissiper. " Nous sommes entrés dans un monde plein d'incertitudes et d'inconnues mais nous sommes aussi entrés dans un monde plein d'opportunités" , a estimé le 24 janvier à l'occasion d'un comité d'investissement, Valentijn van Nieuwenhuijzen, chef économiste-stratégiste au sein de l'équipe " Allocation d'actifs" chez ING IM.

Dans ce contexte instable où la croissance molle s'accompagne de rendements en berne, le pire n'est pourtant pas certain. " Le coût d'un éclatement de l'euro serait si monumental que les responsables politiques européens ont la volonté d'éviter un tel scénario" , affirme le stratège d'ING IM. Il reste que depuis 2008, l'environnement a complètement changé et pour longtemps. " La première chose à faire pour un investisseur, c'est bien d'accepter ce nouvel environnement et de faire une croix sur une vision passive de l'investissement. Pour trouver du rendement dans toutes les situations de marché, l'investisseur doit désormais adopter une approche tactique dynamique, prendre des risques s'il a des convictions fortes mais s'attendre aussi à des chocs imprévisibles et gérer son budget risques sur l'ensemble de son portefeuille" , explique-t-il.

Dans cette perspective, ING IM affiche une préférence marquée actuellement pour le high yield et la dette émergente. Selon Michel Ho, investment specialist de l'équipe " crédit" chez ING IM, " le cycle du crédit continue de s'améliorer avec une minorité de sociétés perdant de l'argent et des taux de défaut qui devraient se maintenir à un bas niveau en 2012" . Tous les clignotants sont à peu près au vert et la faiblesse de la croissance économique, ou même une légère récession n'auront pas nécessairement un gros impact sur la classe d'actifs. A moins d'un imprévisible effondrement de la zone euro, le high yield pourrait enregistrer cette année une croissance à deux chiffres, estime Michel Ho.
L'autre grande opportunité du moment se trouve du côté de la dette émergente pour laquelle l'argumentaire d'investissement est impressionnant. Il s'agit en effet d'une classe d'actifs en pleine croissance qui pèse d'ores et déjà plus de 10.000 milliards de dollars, qui est encore peu suivie par les analystes, qui offre une diversification significative, dont les fondamentaux sont excellents et dont la qualité s'améliore et qui, conséquence de ce qui précède, offre des rendements bien supérieurs aux obligations des marchés développés.

Rob Drijkoningen, co-directeur de l'équipe " Dette émergente" chez ING IM, préconise une surpondération sur la dette souveraine émergente en devises dures qui devrait continuer à faire montre d'une belle résistance aux vents contraires. Neutre sur la dette corporate en raison de l'impact éventuel sur la croissance émergente de la crise européenne, il reste sous-pondéré sur les devises émergentes avec une réduction possible de cette position si la croissance mondiale est meilleure que prévu et si les risques extrêmes diminuent en Europe.

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