Information judiciaire sur la fortune de Rifaat al Assad

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INFORMATION JUDICIAIRE EN FRANCE SUR LA FORTUNE DE RIFAAT AL ASSAD
INFORMATION JUDICIAIRE EN FRANCE SUR LA FORTUNE DE RIFAAT AL ASSAD

PARIS (Reuters) - Le parquet national financier a ouvert une information judiciaire le 4 avril sur le patrimoine en France de Rifaat al Assad, l'oncle du dirigeant syrien et opposant au régime en place, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Cette enquête est ouverte des chefs de corruption d'agent public étranger et blanchiment de ce délit et est la conséquence du dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile par deux associations, a-t-on précisé, confirmant une information de Libération.

L'avocat de Rifaat al Assad, Me Marcel Ceccaldi, n'était pas joignable dans l'immédiat.

Sherpa et Transparence International France ont porté plainte contre Rifaat al Assad, qu'elles soupçonnent d'avoir acquis tout ou partie de son patrimoine en France avec de l'argent amassé illégalement.

Me Ceccaldi a par la suite déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse au nom de son client, estimant qu'il s'agissait d'un "délit patronymique".

L'avocat rappelle que Rifaat al Assad, condamné à l'exil après avoir tenté de prendre le pouvoir contre son frère, le père de Bachar al Assad, pourrait contribuer à l'installation d'un pouvoir de transition en Syrie.

La plainte des associations visait des faits de corruption, recel de corruption, blanchiment aggravé, recel de détournement de fonds publics, recel d'abus de biens sociaux et recel d'abus de confiance.

Selon le journal Le Monde, le patrimoine en France de Rifaat al Assad s'élèverait à environ 160 millions d'euros.

Il possède notamment un hôtel particulier avenue Foch, dans le XVIe arrondissement de Paris, et une quarantaine d'appartements situés dans deux immeubles, l'un avenue du président Kennedy, dans le XVIe, et l'autre Quai André-Citroën, dans le XVe.

Mais ses proches affirment que ses investissements en France sont complètement transparents.

L'un de ses fils, Siwar al Assad, soutient que son père a été financé à partir de 1984 "par des États, des dirigeants et des amis à l'étranger".

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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