Information judiciaire contre l'ex-présidente de Mia Electric

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BORDEAUX, 12 décembre (Reuters) - Le parquet de Niort (Deux-Sèvres) a annoncé vendredi l'ouverture d'une information judiciaire visant l'ex-présidente du constructeur de voitures électriques Mia Electric mis en liquidation en mars dernier. Placée en garde à vue depuis mercredi à la section financière de la PJ de Poitiers (Vienne), Michèle Boos sera présentée au juge d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire qui sera ouverte pour des faits de banqueroute, d'abus de biens sociaux et d'escroqueries. Les enquêteurs l'interrogent sur les conditions de la vente aux enchères des actifs de l'entreprise le 25 septembre dernier. Depuis la liquidation de l'entreprise de Cerizay (Deux-Sèvres) issue de la vente des actifs de l'ancien constructeur automobile Heuliez, Michèle Boos a créé Mia Génération, une société installée en Vendée pour relancer la fabrication d'une voiture électrique largement inspirée de la Mia Electric. Lors de la vente aux enchères des actifs, Babak Shafi, gérant de la société immobilière (SCI) Les Roseaux, a remporté le lot principal constitué des brevets, de la marque et de la ligne de production pour 1,3 millions d'euros. Mais le parquet de Niort a saisi le tribunal de commerce de la ville et obtenu en référé la suspension des effets de cette vente, soupçonnant Babak Shafi, actionnaire de Mia Génération à 50%, d'avoir agi pour le compte de cette dernière. Dans ses attendus, le tribunal a estimé que si tel était le cas, cette vente contreviendrait aux dispositions du Code du commerce interdisant à l'ancienne dirigeante de Mia Electric de faire la moindre offre de reprise directe ou indirecte. Le tribunal de commerce qui a depuis examiné l'affaire sur le fond doit se prononcer sur la validité de cette vente la semaine prochaine. Une dizaine de salariés a déjà été embauchée par Mia Génération et la nouvelle Mia devrait pouvoir sortir en 2015 à un prix inférieur à 10.000 euros, selon Michèle Boos. Mia Electric avait été mise en liquidation le 12 mars dernier avec plus de 200 salariés licenciés à la clé. (Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)

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  • M6437502 le vendredi 12 déc 2014 à 17:02

    La circoncision est pratiquée couramment dans les hôpitaux depuis longtemps et remboursée au prétexte que cela évite des complications qui coùteraient plus cher.Mais c'est un geste que la laîcité condamne.Et après on veut interdire les crèches dans des lieux publics alors que c'est une coutume multi séculaire.Vivement 2017.