INFOGRAPHIE. Vacances : la surveillance des plages en question

le , mis à jour à 07:37
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INFOGRAPHIE. Vacances : la surveillance des plages en question
INFOGRAPHIE. Vacances : la surveillance des plages en question

Du sable fin, une eau à 25 °C, un ciel azur et des vendeurs ambulants qui crient « chouchous, beignets »... c'est la recette d'une bonne journée à la plage. Sauf qu'il manque un élément essentiel à cette carte postale pour que les vacances restent les vacances : des anges gardiens qui veillent sur les nageurs.

Présents depuis cinquante-sept ans sur nos plages, les CRS maîtres nageurs sauveteurs (MNS) seront cette année en partie invisibles. « Du fait de la réduction des effectifs de nos compagnies, 460 hommes étaient mobilisés l'été dernier, mais seuls 297 le seront cette année, affirme Eric Janssens, délégué national MNS au syndicat de police SGP. Dans le passé, nous étions présents toute la saison, mais, cette fois, nous ne serons sur les plages que du 20 juillet au 22 août. »

Seules 64 communes bénéficieront de la surveillance des policiers en maillot contre 97 l'an passé. « Tout cela s'inscrit dans le désengagement progressif de l'Etat et l'on sait très bien que nous sommes en sursis », constate Cyril Lambert, du syndicat Unsa-Police. Ce repli de l'Etat fait hurler les élus concernés. « Dès juillet 2015, nous avons eu des signes d'alerte de la part du ministère de l'Intérieur et j'ai interpellé en janvier le gouvernement sur ce sujet, explique le président de l'Association nationale des élus du littoral, Jean-François Rapin. On va créer, à terme, une sécurité des plages à deux vitesses. » « Les communes riches auront les moyens de se payer des surveillants privés, les autres pas », précise Cyril Lambert.

 

2 734 sauvetages

Au dire des policiers, ces missions estivales sont loin d'être des vacances. En 2015, les CRS ont effectué 2 734 sauvetages, sont sortis en mer près de 19 000 fois pour assister des baigneurs et ont dressé 983 amendes. « En 2002, un rapport de la Cour des comptes prônait une suppression progressive de notre activité, s'insurge Eric Janssens. ...

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