INFOGRAPHIE. Brexit : les gagnants et les perdants

le , mis à jour à 09:40
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INFOGRAPHIE. Brexit : les gagnants et les perdants
INFOGRAPHIE. Brexit : les gagnants et les perdants

« Ne nous quittez pas ! » Ils n'étaient pas moins de trente-trois mardi dernier, 21 juin, parmi les plus grands patrons français, à adresser ce message d'amour aux Britanniques, ou plutôt à leur marché économique. Le texte, en forme de clin d'oeil à la chanson de Jacques Brel, était paru dans le « Times », le « Telegraph », « Metro » et le « Sun ». « Nos entreprises emploient des milliers de gens à travers l'Angleterre, l'Ecosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Nous investissons, car vous êtes un leadeur du marché unique européen », plaidaient des dirigeants de groupes industriels comme Saint-Gobain, Engie, Danone, Thales, de plusieurs banques, dont BNP Paribas et la Société générale, ou encore de compagnies d'assurances comme Axa ou Scor. Autant de secteurs qui manifestaient déjà leur inquiétude face au référendum britannique. Peine perdue, ils n'ont malheureusement pas été entendus. Et savent aujourd'hui qu'ils risquent gros.

 

L'industrie française en alerte

 

Les îles Britanniques figurent en effet au 5e rang des pays destinataires des exportations françaises de biens et services, avec 7 % du total, soit 31,5 MdsEUR. Elles sont également au 8e rang de ses fournisseurs (4 % du total, 19,6 MdsEUR d'importations). Loin d'être une broutille, donc. Surtout, la France enregistre avec son partenaire d'outre-Manche son plus important excédent commercial : elle lui vend plus qu'elle ne lui achète. Une dépréciation de la livre sterling ne manquera pas de peser sur les échanges, et donc sur notre croissance économique. La devise britannique a déjà perdu en quelques mois 10 % de sa valeur par rapport à l'euro. Si l'on ajoute à un éventuel retour des droits de douane, en cas d'absence d'accord de libre-échange (du type de celui que la Suisse a mis en place avec Bruxelles), l'addition sera salée. Au moins 3 MdsEUR de pertes en moins de trois ans, selon une étude de ...

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  • b.renie il y a 11 mois

    Un accord de libre-échange (du type de celui que la Suisse a mis en place avec Bruxelles), va régir les échanges entre UK et UE et tout se passera comme avant. C'est du reste de puis toujours le rôle auquel les britanniques veulent réduire l'UE. Ils auront satisfaction et nos échanges commerciaux ne seront pas perturbés. La fiscalité ne sera pas modifiée. Seule la circulation des personnes sera un peu plus complexe. Alors pourquoi tout ce tintamare