INFOGRAPHIE ANIMEE. Zika : vigilance accrue pour les femmes enceintes

le , mis à jour à 16:49
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INFOGRAPHIE ANIMEE. Zika : vigilance accrue pour les femmes enceintes
INFOGRAPHIE ANIMEE. Zika : vigilance accrue pour les femmes enceintes

Dans quelques jours, Anna, 35 ans, s'envolera vers la Côte d'Azur avec sa famille et le petit bébé qu'elle porte dans son ventre depuis un mois et demi. En consultant sa gynécologue, celle-ci a été très claire : « Elle m'a parlé de Zika, m'a demandé d'être très très prudente et m'a dit que le moustique-tigre pouvait piquer à travers les vêtements et de prendre donc un bon répulsif », explique la future maman. Hier, l'inquiétude chez les médecins et les femmes enceintes est montée d'un cran. Car après l'Amérique du Sud, la Martinique ou encore la Guyane, une femme porteuse du virus Zika a pour la première fois en Europe donné naissance à un bébé atteint de microcéphalie : une malformation de la boîte crânienne du nouveau-né. « Le bébé va bien d'un point de vue clinique, ses fonctions vitales sont normales, mais il est atteint de microcéphalie », a annoncé l'hôpital de Barcelone.

 

 

« Que cela arrive en Espagne n'est pas une bonne nouvelle et doit nous inviter à redoubler de vigilance en France », note le professeur Philippe Deruelle, qui exerce au CHRU de Lille. « Le fait, reprend-il, que la mère avait été diagnostiquée (NDLR : par les médecins en mai dernier ; elle avait choisi de poursuivre sa grossesse) reste tout de même rassurant sur l'efficacité des diagnostics prénataux. »

 

Une étude, dévoilée hier, enfonce pourtant le clou sur les conséquences de l'épidémie apparue en Amérique latine en 2015. Au Brésil, pays où vont s'ouvrir le 5 août les Jeux olympiques d'été, près de 1,5 million de personnes sont infectées. Publiée dans la revue anglo-saxonne « Nature Microbiology », l'étude menée par des experts indique que des « dizaines de milliers » de bébés pourraient naître avec des malformations du crâne dans cette région et aussi aux Caraïbes. Les spécialistes évoquent aussi des risques de troubles neurologiques ou des « retards de ...

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