Infirmière espagnole infectée par Ebola : les failles de l'hôpital pointées du doigt

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Infirmière espagnole infectée par Ebola : les failles de l'hôpital pointées du doigt
Infirmière espagnole infectée par Ebola : les failles de l'hôpital pointées du doigt

Face à Ebola, le protocole a été minutieusement pensé. Mais une faille dans le système est probablement à l'origine de la contamination de l'aide-soignante espagnole, la première patiente touchée hors d'Afrique. Ce mercredi, le médecin qui la soigne avance une nouvelle piste qui pourrait expliquer comment cette Espagnole a attrapé la fièvre hémorragique. Teresa Romero aurait pu toucher un gant infecté après avoir pris en charge le missionnaire Manuel Garcia Viejo, rapatrié le 22 septembre de Sierra Leone et décédé trois jours plus tard à l'hôpital madrilène de La Paz-Carlos III. Elle se serait ensuite touché le visage.

C'est au moment d'enlever son équipement de protection que l'aide-soignante espagnole aurait pu commettre ce geste aux graves conséquences. A deux reprises, elle est entrée en contact avec le malade pour changer ses langes puis prendre ses effets après sa mort. «Elle pense se souvenir que c'était lors de son premier contact mais nous devons continuer à approfondir», précise German Ramirez. «Il semble que ce soient les gants. Les gants ont touché le visage», ajoute-t-il en expliquant qu'il avait revu avec Teresa Ramiro toute la séquence de ses entrées et sorties de la chambre du missionnaire.

VIDEO. Colère et angoisse des soignants en Espagne

Selon lui, «il est possible que ce ne soit pas une erreur en tant que telle. Il peut s'agir tout simplement d'un accident et logiquement, probablement, elle ne pouvait pas s'en souvenir au départ en raison de son état de santé». En effet dans un premier temps, Teresa Romero avait affirmé au journal «El Mundo» «n'avoir aucune idée» de la façon dont la contamination s'était produite.

«Improvisation» à tous les étages

Par ailleurs, syndicats et personnel de santé ont dénoncé ce mercredi une longue liste de défaillances dans la prise en charge, laissant craindre d'autres cas. D'abord, le rapatriement «improvisé» des missionnaires Miguel ...

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