Infirmerie psychiatrique de Paris : "Ne plus laisser divaguer les insensés ou animaux malfaisants"

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La préfecture de police de Paris, sur l'île de la Cité.
La préfecture de police de Paris, sur l'île de la Cité.

Alors qu'après la Révolution de 1789, le reste de la France "décharge ses fous sur le parvis des églises", les vagabonds parisiens sont adressés au dépôt de la préfecture de police. "Paris la rouge" se donne en effet pour mission de "ne plus laisser divaguer les insensés ou les animaux malfaisants ou dangereux", indique la mairie de Paris dans un document de son groupe de travail sur l'avenir de l'infirmerie psychiatrique de Paris (I3P) en 2012.En 1838, la France entière se met au diapason de la nouvelle loi humaniste sur les aliénés. Celle-ci dispose qu'"en aucun cas les aliénés ne pourront être conduits avec des condamnés ou des prévenus ni déposés dans une prison". Tous les départements de France créent des établissements purement médicaux pour accueillir ce public. Mais pas Paris.De la Cité à Sainte-AnneEn 1845, la création d'une "infirmerie spéciale du dépôt" couronne cette résistance au droit commun. Au pied de la préfecture de police, sur l'île de la Cité, l'entrée y est commune pour les détenus et les malades mentaux. L'ancêtre de l'I3P est née. En 1961, pour marquer la différence avec le dépôt, où sont retenus les gardés à vue, l'Infirmerie spéciale est transférée au 3, rue Cabanis dans le 14e arrondissement, sur un terrain loué à l'hôpital Sainte-Anne. Neuf ans plus tard, elle est rebaptisée "Infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris".

Source Le Point.fr

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