Infidèles Castro

le
0
Infidèles Castro
Infidèles Castro

Pour son entrée en lice dans la Gold Cup, la sélection cubaine s'est fait étriller par le Mexique (6-0). Au-delà de l'écrasante défaite subie, les Leones del Caribe ont encore fait parler d'eux pour des problèmes de visa et une défection. Mais pourquoi fuient-ils tous leur sélection ?

En anglais, le verbe to defect fait souvent référence à la désertion militaire et désigne l'acte de trahison d'un soldat envers le corps auquel il a prêté serment. Seulement, aux États-Unis, le verbe s'est petit à petit adapté à un tout autre domaine : celui du sport. Car depuis plusieurs décennies maintenant, le pays de l'Oncle Sam accueille toujours plus de sportifs fuyards, profitant d'un séjour sur le sol américain pour fausser compagnie à leur sélection sportive. Et à ce petit jeu-là, force est de constater que les sportifs cubains sont passés maîtres en la matière. Que ce soit en baseball, en athlétisme ou en football, la liste des insulaires ayant abandonné leurs équipes est plus longue que le plus long des Cohíbas. Et cette année 2015 ne déroge pas à la règle puisqu'un joueur de l'équipe nationale cubaine s'est déjà fait la malle avant même de disputer son premier match officiel en Gold Cup. Preuve que, pour certains, mais essentiellement pour les sportifs cubains, le rêve américain jouit encore de tout son rayonnement.

Cuba libre


Avant 1998, alerté par les problèmes de défection récurrents concernant ses joueurs de baseball, Cuba refusait catégoriquement que ses joueurs de football participent à des tournois internationaux. Seulement, comme un père refusant de voir ses enfants grandir de peur de les voir quitter le nid, la Fédération cubaine a bien été obligée de laisser ses oisillons s'envoler, en 1998. Et c'est peu dire que ses craintes étaient fondées. À peine les Leones del Caribe étaient éliminés de la Gold Cup par le Costa Rica dans le groupe C (7-2) qu'Eduardo Sebrango se faisait la malle direction Vancouver avant d'obtenir la nationalité canadienne en jouant pour les 86ers. Quatre ans plus tard, rebelote. Lors de la Gold Cup 2002 sur le sol américain, la sélection insulaire ne parvenait toujours pas à passer le premier tour. Après le match nul face à la Corée du Sud, invitée, deux joueurs, Rey Ángel Martínez et son cousin Alberto Delgado, avaient carrément quitté la table du petit déjeuner en courant. Et la liste s'étire jusqu'à aujourd'hui. The Pursuit of happyness. Mais quelle happyness ?

Les sportifs qui agissent de la sorte sont bien souvent motivés par l'envie d'évoluer dans des ligues majeures, car oui, lorsqu'on vit à Cuba, la MLS est considérée comme une ligue majeure. Certes, cette justification est d'autant plus vraie pour les joueurs…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant