Inès de la Fressange condamnée pour construction illégale

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L’icône de la mode va devoir démolir un bâtiment de 100 m2 construit sans permis.

Plus habituée au podium de défilés ou aux lieux branchés de la jet set, Inès de La Fressange avait rendez-vous jeudi avec la justice mais elle n’a pas fait le déplacement au tribunal de grande instance de Tarascon. L’ancien mannequin a été condamnée «à cesser immédiatement les travaux entrepris» dans sa propriété de La Montagnette et «à remettre les lieux en état par la démolition du bâtiment». Elle dispose de 30 jours et au-delà devra acquitter une astreinte de 300 euros par jour. «Je suis totalement satisfaite car la justice a appliqué la loi même envers quelqu’un qui a essayé de faire jouer ses relations», s’est félicité Me Anne-Victoria Fargepallet, défenseure de l’Association de défense de l’environnement rural (ADER) partie en guerre contre celle qui est la compagne de Denis Olivennes, président de la branche médias du groupe Lagardère et d’Europe1.

«Madame de La Fressange pensait manifestement que les règles de la république ne s’appliquent pas à elle», ajoute Philippe Chansigaud, le président de l’ADER) qui fustige «l’expansionnisme rampant» de l’icône de la mode. «En 2004, elle a acquis pour 740.000 euros un domaine de 9,5 hectares dans la massif de la montagnette comprenant une habitation et une dépendance avec des servitudes importantes car le terrain, classé site pittoresque et remarquable, est inconstructible», explique Philippe Chansigaud, oléiculteur dans la montagnette. Selon ce dernier, «non seulement, elle a reconstruit pour sa gardienne un bâtiment de 90 m 2 à partir d’une ruine, mais comme cela n’a eu aucune conséquence, elle s’est lancée dans deux nouvelles constructions tout aussi illégales: une maison de 100 m2 et une autre en bois d’une cinquantaine de m2 à la place d’un petit cabanon qui devait faire 2 m2!»

Enfin, et c’est cela qui a donné l’alerte, elle a entrepris de «véritables travaux de terrassement pour transformer la colline en restanques, détruisant ainsi un bois classé», ajoute Philippe Chansigaud.

«Madame de La Fressange s’est bien gardé de demander un permis de construire, pointe Me Anne-Victoria Fargepallet. Elle a déposé en 2008 une déclaration de travaux notamment pour déplacer la piscine et reconstruire un pool house. Elle a eu l’autorisation à condition qu’il disparaisse de la vue. Ce qui a été fait», note l’avocate. «Mais aujourd’hui, elle prétend que la nouvelle construction est le pool house alors qu’elle est à 23 mètres de la piscine….». En dépit du lancement d’une plainte pénale pour construction illégale déposée le 15 avril dernier, l’ancien mannequin a poursuivi ses travaux. Un arrêté signé début juin par le maire de Tarascon, Lucien Limousin, lui ordonnant de stopper les travaux n’a pas eu plus d’effet... D’où la décision de saisir le juge des référés. Une deuxième procédure en référé va être lancée pour la construction en bois.

«Elle s’est trahie par manque de discrétion, note Philippe Chansigaud. Des membres de l’association qui randonnaient dans le massif ont été surpris par un ballet de camions et d’engins de chantier dans un site où normalement il n’y a rien». Cela aurait pu passer inaperçu car le site est éloigné et caché des regards. Il faut un véhicule tout terrain pour grimper un chemin d’un kilomètre et demi et atteindre la propriété.

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  • ronanpas le jeudi 30 juil 2015 à 09:56

    pour une fois , cela permet de remettre les pendules à l'heures dans le cas où d'autres auraient les idées de!!!!!!!!!!!!!!

  • bos1 le mercredi 29 juil 2015 à 21:08

    Bravo le canard enchainé.

  • 13win le jeudi 23 juil 2015 à 14:03

    Et Pan dans sa G.