Inégalités scolaires : «Ce n'est pas une question de moyens»

le , mis à jour à 07:19
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Inégalités scolaires : «Ce n'est pas une question de moyens»
Inégalités scolaires : «Ce n'est pas une question de moyens»

Économiste à l'Ecole d'économie de Paris, et auteur d'une thèse sur la ségrégation sociale à l'école, Arnaud Riegert fait partie des 22 chercheurs mobilisés par le Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco) pour établir un rapport sur les inégalités scolaires, attendu le 27 septembre.

 

Pourquoi l'école française est-elle si inégalitaire  ?

Arnaud Riegert. Il existe plusieurs raisons. Le manque de mixité sociale dans les classes est un facteur important. La forte ségrégation géographique qui existe en France, avec des quartiers de riches et de pauvres, se retrouve dans les écoles, particulièrement à Paris et dans les grandes villes. La ségrégation s'observe aussi à l'intérieur même des collèges : dans un sur deux, il y a des classes de niveaux, qui sont le fruit d'une politique volontaire d'affectation des « bons » élèves dans des classes particulières.

 

 

 

L'Education nationale, censée être la même pour tous, ne parvient-elle pas à jouer son rôle d'ascenseur social  ?

Non, car le fait de concentrer dans un même endroit les difficultés rend le parcours plus difficile pour les élèves concernés. L'efficacité des classes de niveaux, malgré les idées reçues, n'est pas prouvée. De plus, en voulant « bien faire », dans un souci d'égalité des chances, la France a imposé des programmes scolaires, des dispositifs et des pédagogies uniformes. Mais cette politique très centralisée semble creuser les inégalités.

 

Faut-il donner encore plus de moyens financiers à l'école pour corriger le tir ?

L'Education est le premier budget de la France, et les moyens supplémentaires que le pays serait en mesure de lui accorder ne suffiraient pas à changer radicalement la situation. Les dizaines de milliers de postes créés sous le quinquennat de François Hollande n'ont pas changé la donne. Les inégalités scolaires doivent être attaquées sur plusieurs ...

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  • M8252219 il y a 3 mois

    Libérer l'autorité des professeurs des écoles du carcan des interdits, l'obligation d'un contrat à plein temps au professeur principal, avoir un professeur principal et deux remplaçant à longueur d'année désoriente les élèves. METTRE DEVANT DES ÉLÈVES LES 95000 ENSEIGNANTS QUI N'ENSEIGNE JAMAIS et qui sont donc des emplois fictifs POUR QUI ??????????