Inégalités hommes-femmes dans les produits de consommation : Bercy lance une enquête de relevés des prix

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Les femmes paieraient plus chers certains produits en boutique que ceux équivalent pour les hommes. Monkey Business Images /shutterstock.com
Les femmes paieraient plus chers certains produits en boutique que ceux équivalent pour les hommes. Monkey Business Images /shutterstock.com

(AFP) - Le cabinet du ministre de l'Economie a annoncé avoir lancé lundi une enquête pour faire "une évaluation de relevés de prix" sur des produits visés par un collectif, établissant que pour un même produit ou service, comme des rasoirs ou le pressing, les femmes payent plus cher que les hommes.

"On s'est rendu compte que sur des produits de la consommation quotidienne, les femmes étaient systématiquement taxées", raconte Gaëlle Couraud, du collectif féministe Georgette Sand, confirmant une information relayée dans le Parisien lundi.

Elle cite l'exemple de rasoirs, que les femmes payent 0,8 centime de plus que les hommes, mais pour seulement 5 rasoirs lorsque le paquet dédié aux hommes en contient 10.

Selon le cabinet du ministre Emmanuel Macron, cette enquête, lancée lundi matin, va servir "à faire une évaluation de relevés des prix sur les catégories de prix cités par ce collectif" et "à mesurer la réalité des écarts", a-t-on précisé à l'AFP.

Les résultats de cette enquête pourraient être connus "dans les semaines à venir", selon le cabinet.
Le collectif a mené une enquête dans un magasin essentiellement, Monoprix, auquel une pétition, signée par près de 20.000 personnes, a été adressée, pour lui demander d'égaliser ses tarifs.

L'enseigne a répondu qu'elle veillait "naturellement à n'introduire aucune discrimination dans les prix des produits proposés à ses client(e)s".

Mais les différences de prix se retrouvent aussi dans une multitude de services, comme le coiffeur, puisque les femmes payent davantage que les hommes, même pour une coupe courte, ou au pressing: "Pourquoi le chemisier d'une femme coûte-t-il plus cher chez le teinturier que la chemise d'un homme ?", s'interroge Gaëlle Couraud.

"Nous avons voulu mettre en lumière l'existence de cette +woman tax+ ou +taxe rose+, mais nous aimerions qu'une étude plus complète soit menée sur ce sujet", poursuit-elle.

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  • CHAKHO le mardi 4 nov 2014 à 07:48

    On dirait que Bercy vient de découvrir l'eau chaude

  • lsleleu le lundi 3 nov 2014 à 22:26

    Savez vous que sur beaucoup de sites de rencontres les hommes payent et les femmes c'est gratos ... voila une inégalité criante que Bercy devrait rectifier.

  • gnapi le lundi 3 nov 2014 à 16:45

    Bercy n'est pas plus occupé que ça en fin d'année ? par exemple vérifier les prix sur les restos (c'est l'hyperinflation pour manger du banal les soirs de réveillon) ou le comportement du RIS qui vampirise les TPE ?

  • gnapi le lundi 3 nov 2014 à 16:43

    A quand une pétition pour réduire l'offre et le prix de sous-vêtements féminins à des niveaux comparables aux sous-vêtements masculins ?

  • gnapi le lundi 3 nov 2014 à 16:42

    A quand un manif pour les Tapax gratuit au motif que les hommes n'en ont pas besoin ?

  • gnapi le lundi 3 nov 2014 à 16:42

    Les Pigeons ont eu moins d'impact. Les bonnets verts, rouges ou roses aussi. Normal, ils parlent de leurs vraies difficultés. Pas d'élucubrations d'androgyne ne faisant pas la différence entre chemisiers et chemises ou rasoirs pour homme ou femme.