Indonésie: les réseaux sociaux, "gendarme" de la présidentielle

le
0
Indonésie: les réseaux sociaux, "gendarme" de la présidentielle
Indonésie: les réseaux sociaux, "gendarme" de la présidentielle

Les réseaux sociaux très actifs en Indonésie rivalisent d'initiatives sur smartphones et internet pour surveiller le décompte de la présidentielle du 9 juillet très disputée, afin de garantir l'honnêteté du scrutin dont les résultats officiels doivent être annoncés la semaine prochaine.Les craintes de fraude se sont accentuées depuis que les deux rivaux -- le gouverneur de Jakarta Joko Widodo et l'ex-général controversé Prabowo Subianto -- à cette élection la plus serrée depuis plus d'une décennie dans la troisième démocratie au monde ont crié victoire le soir du scrutin.En attendant le verdict de la commission électorale qui doit annoncer le nom du vainqueur d'ici au 22 juillet, plus de 5.000 personnes ont déjà utilisé l'application pour smartphone Kawal Suara ("Protéger le résultat de l'élection") lancée le 12 juillet pour procéder à un décompte parallèle des bulletins de vote."Je n'aurais jamais pensé qu'autant de gens puissent participer à cela aussi rapidement", déclare à l'AFP le créateur de l'application, Reza Lesmana, décrivant cette initiative comme une "expérience sociale"."Mais avec des estimations montrant des résultats différents et un écart assez réduit entre les deux candidats, je suppose que cela suscite beaucoup d'intérêt", dit-il.Le soir de l'élection, des estimations réalisées par plusieurs instituts de sondage réputés, à partir d'échantillons de bulletins de vote, ont placé en tête Joko Widodo, surnommé Jokowi, avec près de 53% des suffrages, contre un peu plus de 47% pour Prabowo Subianto. Mais ce dernier a affirmé que certains instituts -- peu réputés -- le donnaient gagnant.L'application Kawal Suara permet de voir des images scannées de procès-verbaux des bureaux de vote à travers l'archipel sur lesquels figurent les résultats du décompte manuel des bulletins, rendus publics pour la première fois par la commission électorale.Les ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant