Indonésie : le «café nazi» rouvre un an après une vive controverse

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Indonésie : le «café nazi» rouvre un an après une vive controverse
Indonésie : le «café nazi» rouvre un an après une vive controverse

Un café d'inspiration nazie, qui avait fermé il y a un an en Indonésie après avoir suscité de vives condamnations à l'étranger, a rouvert avec des croix gammées et un portrait d'Adolf Hitler sur ses murs.

Le «SoldatenKaffee» («Le café des soldats») situé à Bandung, ville au sud-est de Jakarta, avait décidé de fermer ses portes, à la suite de menaces contre son propriétaire, Henry Mulyana, accusé d'incitation à la haine raciale.

Mais cette fois, Henry Mulyana a cherché à échapper aux critiques internationales en élargissant le thème de son café à la Deuxième guerre mondiale en général, ajoutant des portraits du Premier ministre britannique Winston Churchill et du dictateur soviétique Joseph Staline, aux côtés de souvenirs de l'époque nazie, qui avaient provoqué des réactions indignées à travers le monde.

Après la fermeture provisoire l'an passé, l'avocat de Henry Mulyana avait déclaré que le café rouvrirait après une rénovation, sans croix gammée, l'emblème du parti nazi d'Adolf Hitler . Mais à la réouverture samedi, trois immenses aigles en fonte flanqués d'une croix gammée étaient exposés dans l'établissement.

«Le thème de ce café est la Deuxième guerre mondiale»

«Depuis le début, j'ai dit que le SoldatenKaffee n'était pas un café nazi. Le thème de ce café est la Deuxième guerre mondiale», a déclaré Henry Mulyana à des journalistes présents à la réouverture.

«Toutes les représentations exposées au SoldatenKaffee sont légales. Nous avons beaucoup de clients d'Europe, qui ne voient pas d'inconvénients au thème de la Deuxième guerre mondiale, vue d'ici d'un point de vue historique», a-t-il ajouté.

Des dizaines d'Indonésiens, pour l'essentiel des jeunes, ont assisté à la réouverture du café en uniformes militaires, dont l'un portait un brassard avec une croix gammée. Certains ont posé pour des photos en tant que prisonniers de guerre dans une «salle ...

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