Indignation en Inde : un député qualifie le viol de "parfois légitime"

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La mère d'une des deux adolescentes qui ont été violées et pendues dans la nuit du 27 au 28 mai dans l'Uttar Pradesh.
La mère d'une des deux adolescentes qui ont été violées et pendues dans la nuit du 27 au 28 mai dans l'Uttar Pradesh.

"Le viol est un crime social qui dépend des hommes et des femmes. Parfois, c'est légitime, parfois, c'est injuste." La déclaration signée Babulal Gaur, un député indien, membre du parti du Premier ministre, ravive la polémique sur les viols à répétition dans un pays encore sous le choc d'une nouvelle affaire sordide survenue la semaine dernière. Dans la nuit du 27 au 28 mai, alors qu'elles se rendaient dans un champ pour faire leurs besoins, deux cousines de 14 et 15 ans, des "intouchables", ont été violées et pendues à un arbre dans un petit village de l'État de l'Uttar Pradesh, dans le nord de l'Inde. L'enquête est en cours. Jusqu'à présent, cinq hommes ont été arrêtés pour le viol en réunion et le meurtre des adolescentes.

Les propos du député Gaur ont été largement repris par les médias indiens et ont suscité l'indignation dans tout le pays. Les responsables de son parti ont immédiatement indiqué que cette déclaration n'engageait que son auteur et ne reflétait pas leurs opinions. Mais le Premier ministre, tout juste élu, n'a toujours pas pris position ni même réagi au double meurtre des jeunes filles.

Des victimes issues des castes inférieures

"Le nouveau gouvernement indien doit prendre des mesures immédiates et de grande envergure pour protéger le droit des femmes dalits (intouchables) et mettre un terme à l'impunité des crimes dont elles sont victimes", a souligné Divya Iyer, chercheuse pour Amnesty...

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