Indépendance : SOS Écosse !

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Les drapeaux écossais (au premier plan) et anglais (au dernier plan).
Les drapeaux écossais (au premier plan) et anglais (au dernier plan).

Un vent de folie souffle sur le Royaume-Uni. Le référendum sur l'indépendance de l'Écosse doit avoir lieu le 18 septembre et tout semble indiquer que le non l'emportera. Mais la fébrilité des dirigeants britanniques est telle qu'elle accréditerait presque l'idée d'un scrutin imminent et serré.Depuis des semaines, le gouvernement conservateur souffle le chaud (un peu) et le froid (beaucoup) pour convaincre les 5 millions d'Écossais que le choix d'une indépendance pleine et entière relèverait d'un aventurisme quasi suicidaire. Et la pression s'est accentuée ces derniers jours. Le ministre des Finances, George Osborne, a ainsi déclaré qu'en cas de divorce Londres refuserait de partager la livre sterling avec Édimbourg. Dimanche dernier, c'est le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso qui a fait le jeu du camp unioniste en décrétant qu'il serait "difficile, voire impossible," à une Écosse devenue indépendante de réintégrer l'Union européenne.Un matraquage contre-productif ?Les arguments ont fait mouche à en juger par la réaction courroucée d'Alex Salmond, chef du gouvernement autonome écossais et auteur du projet de référendum. D'un naturel matois et d'apparence débonnaire, Salmond a cette fois réagi avec d'autant plus d'irritation qu'il avait fait des continuités monétaire et européenne ses principaux arguments pour rassurer les électeurs les plus tièdes. Il a qualifié de "bluff" l'offensive conjointe de...

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