Indépendance : les Basques, Bretons et Corses envient le référendum écossais

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Indépendance : les Basques, Bretons et Corses envient le référendum écossais
Indépendance : les Basques, Bretons et Corses envient le référendum écossais

Les indépendantistes basques français, bretons ou corses saluent dans le référendum écossais la «parole donnée au peuple», mais doutent d'une volonté française de s'en inspirer. S'exprimant au nom des trois partis indépendantistes de gauche, Aberzaleen Batasuna, Euska Alkartasuna et Sortu, les plus représentatifs du nationalisme basque français, Peio Etcheverry-Ainchart approuve la démarche «car le peuple écossais la demande».

«En tant qu'abertzale (patriote basque) fédéraliste, nous sommes pour une construction européenne fondée sur une Fédération de peuples souverains», relève-t-il. Il juge «constitutionnellement anormal que la France soit le seul État d'Europe occidentale à ne reconnaître d'autre identité nationale que l'identité française».

Ce qui marque, dans les milieux bretons, c'est moins la question de l'indépendance que le parole donnée au peuple, par opposition à un système institutionnel français jugé cadenassé. Pour Christian Troadec, maire de Carhaix, figure des Bonnets Rouges, une transposition est «difficilement envisageable en France», pays «hypercentralise qui ne reconnaît pas de droits à ses minorités». «On entretient la confusion entre Nation, État, République», accuse-t-il. Yves Pelle, président du Parti breton (centre-droit, fédéraliste européen), juge «très enthousiasmant» que la question «ait pu être posée avec une campagne noble». «En France, ça n'est même pas imaginable», regrette-t-il, «le nationalisme écossais est un beau nationalisme, il n'y a pas de rejet de l'autre».

Herri Gourmelen (Union Démocratique Bretonne, gauche, autonomiste) «approuve totalement la démarche». «Cela ne peut qu'aider l'État français à prendre conscience» à quel point «il est rétrograde». «Cela nous renvoie à la réforme territoriale à venir. La réunification de la Bretagne, c'est la reconnaissance d'une communauté de destin.»

Les nationalistes corses du parti ...

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