Indépendance de la justice : le match Taubira-Dati

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Christiane Taubira, qui a fait de l'indépendance de la justice un de ses grands chevaux de bataille, tente de se distinguer de Rachida Dati.
Christiane Taubira, qui a fait de l'indépendance de la justice un de ses grands chevaux de bataille, tente de se distinguer de Rachida Dati.

Pour la première fois, Christiane Taubira a semblé contrevenir à ses principes. En essayant de limoger François Falletti, procureur général près la cour d'appel de Paris, la garde des Sceaux a porté un coup à cette "indépendance de la justice" qu'elle affirme pourtant vouloir sacraliser. Au Point.fr, François Falletti explique : "On m'a demandé de partir à la Cour de cassation. On veut mettre quelqu'un dont la sensibilité est plus proche du pouvoir en place." Aussitôt, la droite exulte. Jean-François Copé parle d'un "scandale d'État", le député Benoist Apparu de "faute politique". Mais peut-être l'UMP a-t-elle la mémoire courte ? Car l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) comme le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche) en conviennent : "La justice est aujourd'hui plus indépendante." Christophe Régnard, président de l'USM, l'assure : "Il n'y a plus de stigmatisation permanente des magistrats et moins de pressions au quotidien. Par rapport à Dati, Taubira intervient peu dans les dossiers." "Ce qui s'est passé avec François Falletti est inadmissible, poursuit-il. Mais, à la différence d'avec ses prédécesseurs, Taubira, au moins, n'est pas allée jusqu'au bout." Rachida Dati, elle, ne s'est jamais privée de placer ses hommes à la tête des plus hautes juridictions du pays. Quitte à s'attirer le courroux du monde de la justice. "Dati se voyait comme la chef des procureurs (sic). Il suffit de...

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