Indépendance de la Catalogne : "Le vote est une arme politique"

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Le statut de la délégation de la Catalogne en France et en Suisse est administratif, pas diplomatique.
Le statut de la délégation de la Catalogne en France et en Suisse est administratif, pas diplomatique.

C'est la plus grave crise entre Madrid et Barcelone depuis la mort de Franco. En décidant de maintenir le vote populaire sur l'indépendance de la région prévu dimanche, le président de la Catalogne Artur Mas a outrepassé la décision du Tribunal constitutionnel suspendant le scrutin et s'est attiré les foudres du gouvernement espagnol. C'est la première fois que la population est ainsi sollicitée. Sans valeur juridique, ce scrutin pourrait néanmoins ouvrir la voie à un futur "vrai" référendum. Délégué de la Catalogne en France et en Suisse, Martí Anglada explique au Point.fr pourquoi son gouvernement ne reculera pas. Le Point.fr : Que représente pour vous le scrutin de dimanche ? Martí Anglada : C'est un moment historique. Nous n'avons jamais eu, en Catalogne, la possibilité d'organiser un vrai référendum à l'écossaise. En 2006, Madrid a accepté d'accorder davantage d'autonomie à la Catalogne (la région bénéficie du statut d'autonomie depuis 1979, NDLR), mais le Tribunal constitutionnel est revenu sur ce statut en 2010. L'attitude de Madrid a entraîné une grosse crise de confiance chez beaucoup de Catalans. Et le nombre d'indépendantistes a doublé. Quelle est la principale pomme de la discorde avec Madrid ? Au cours des trente dernières années, la Catalogne (qui représente 20 % du PIB de l'Espagne) a payé 24 % des impôts du pays. Or, nous n'avons reçu pendant cette même période que 9 % des...

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