Indemnités de départ : les super-bonus des salariés dans le viseur

le
1
Indemnités de départ : les super-bonus des salariés dans le viseur
Indemnités de départ : les super-bonus des salariés dans le viseur

Les gros chèques touchés par les cadres lorsqu'ils négocient leur départ avec leur employeurs sont dans le viseur de la CFDT et du Medef. Dans le cadre de la renégociation en cours de l'actuelle convention Unedic sur l'assurance chômage, qui arrive a échéance le 31 mars, le patronat et le syndicat  de Laurent Berger veulent en effet encadrer beaucoup plus sévèrement les généreux chèques de départ perçues par les salariés les mieux payés.

Alors que le régime d'assurance chômage accuse un déficit de plus de 4 milliards d'euros et une dette de près de 18 milliards d'euros, le divorce à l'amiable entre patron et salarié coûte cher à la collectivité. A mi-chemin du licenciement et de la démission, cette formule de la rupture conventionnelle, créée en 2008, permet aux salariés de toucher des indemnités de départ extra-légales et de bénéficier dans la foulée des allocations chômage. En outre, les indemnités de départ inférieures à 75 096 ?  - deux fois le plafond annuel de la Sécu -  sont exonérées de cotisations sociales et échappent à l'impôt sous le seuil de 218 232 ?, c'est-à-dire six fois le plafond de la Sécu.

Le Medef fait des propositions

Pour réaliser des économies chiffrées entre 250 et 400 millions d'euros par an, l'une des pistes envisagées est d'allonger le délai maximum de perception des allocations chômage, actuellement plafonné à 75 jours, pour les cadres bénéficiant des plus gros chèques de départ. Le Medef plaide pour un dispositif à deux vitesses avec un délai plus court pour les «petites» indemnités et plus long pour les chèques plus importants. «Cette proposition fait partie d'un ensemble de mesures que l'on a mis sur la table le 26 février, explique un porte-parole du Medef. En contrepartie des droits rechargeables, il faut des mesures de redressement des comptes de l'Unedic».

De son côté, la CFDT estime que «le système actuel est ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • guerber3 le jeudi 13 mar 2014 à 18:55

    Le fric et l' honnêteté intellectuelle : incompatibilité totale...!