Incertitudes sur l'avenir du nucléaire japonais

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(Commodesk) La politique énergétique à long terme du Japon a été examinée le 19 septembre en conseil des ministres, en laissant la porte ouverte à de futurs revirements, estime le quotidien Asahi Shimbun. Le mix énergétique ne contiendra plus 50% de nucléaire en 2030, comme envisagé en 2010 avant la catastrophe de Fukushima, mais entre 15 et 25%. Deux réacteurs en cours de lancement seront encore en service en 2050, ce qui écarte l'hypothèse 0%.

Si l'opinion est fermement anti-nucléaire désormais, les hommes politiques sont également à l'écoute des milieux d'affaires. Le lancement d'une nouvelle agence de la sureté nucléaire s'adresse aux électeurs, mais le gouvernement doit aussi donner des gages aux entreprises. L'option du gel nucléaire va être « examinée », a expliqué le ministre de l'Economie, Motohisa Furukawa. Le Keidanren, porte-voix des grandes compagnies, souligne qu'un arrêt brutal des centrales aurait des incidences sur l'économie, comme la hausse des prix de l'électricité, et inciterait les entreprises à délocaliser. Il trouve des relais dans les régions équipées en centrales.

L'arrêt provisoire des 48 réacteurs nucléaires du pays a porté la part du GNL importé au tiers de la facture énergétique. Le gouvernement nippon voudrait acheter du gaz de schiste meilleur marché aux Etats-Unis, mais son principal allié n'est pas certain de vouloir le lui fournir. A défaut d'un traité de libre-échange entre les deux pays, la décision dépendra du département américain de l'Energie. Les Américains craignent que des exportations ne renchérissent pour eux le prix du gaz, 4 fois plus cher au Japon.

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