Incertitude sur la tenue du procès de Jacques Chirac

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L'avocat de l'un des coprévenus va déposer, lundi, une question prioritaire de constitutionnalité. Si le tribunal de Paris la juge digne d'intérêt, les débats seront reportés sine die. L'entourage de l'ex-président dit ne pas être à l'origine cette initiative.

Le procès de Jacques Chirac et de neuf coprévenus, qui doit s'ouvrir lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris, aura-t-il lieu? La question se pose depuis que l'un des avocats de la défense a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Si le tribunal estime que celle-ci mérite d'être soumise au filtre de la cour de cassation, l'audience sera suspendue sine die, quelques heures seulement après avoir été ouverte.

L'affaire dite des emplois fictifs et des chargés de mission remonte à l'époque (1992-95) où M. Chirac cumulait les fonctions de président de feu le RPR et de maire de Paris. En 1995, son élection à l'Élysée rendait impossible les poursuites pénales. Il lui est reproché d'avoir mis en place un système occulte, permettant à des amis politiques ou à des proches de percevoir une rémunération de l'Hôtel de Ville sans fournir en contrepartie aucun travail au bénéfice de la municipalité. En amont du procès, deux dossi

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