Inauguration près de Bordeaux du plus puissant laser du monde

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LE BARP, Gironde, 18 septembre (Reuters) - Le PETAL, le laser le plus puissant du monde, implanté sur le site du CEA-CESTA au sein du Laser Mégajoule (LMJ), le simulateur d'essais nucléaires, a été inauguré vendredi au Barp au sud de Bordeaux. Le projet PETAL (Petawatt Aquitaine Laser) a consisté à réaliser un laser de très haute énergie permettant de générer 1,2 petawatts de puissance soit plus de 1 million de milliards de watts, qu'il a atteint pour la première fois le 29 mai dernier, soit le faisceau laser le plus puissant au monde dans la catégorie des lasers énergétiques. Il s'agit en fait d'un faisceau laser qui s'ajoute aux 176 du LMJ mais dont la puissance est 1.000 supérieure mais 1.000 fois plus brève que celle de chaque faisceau du LMJ. Il s'inscrit dans la volonté de partage de l'utilisation du Laser Mégajoule avec la communauté scientifique travaillant dans la recherche civile qui bénéficieront dès 2017 de 20 à 30% du temps disponible des installations du LMJ développé par le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies renouvelables (CEA). Ce couplage des deux instruments va permettre selon ses promoteurs de créer un instrument unique en Europe pour les études sur la physique de l'extrême, la connaissance de l'univers, la fusion par confinement inertiel et la recherche médicale. Le PETAL dont le coût a été fixé fin 2007 à 54,3 millions d'euros a été financé à par la Région Aquitaine (22,94 millions d'euros), l'Etat (10 millions d'euros), l'Union européenne (12,96 millions d'euros) et le Fonds de compensation pour la TVA (8,4 millions d'euros). "L'Aquitaine est la région d'Europe qui a le plus investi dans la photonique. Car le laser et l'optique sont au 21ème siècle ce que l'électricité était au 20ème. C'est une grande fierté pour moi d'inaugurer le laser PETAL aujourd'hui", a déclaré Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, par ailleurs président de l'Association des régions de France (ARF). Le projet de Laser Mégajoule (LMJ) avait été lancé pour assurer, par un programme de simulation après la décision de mettre fin aux essais nucléaires, la garantie du fonctionnement et la sûreté des armes de la dissuasion nucléaire française pendant la durée de leur vie. L'investissement public a représenté 3 milliards d'euros sur 20 ans. Sa mise en service opérationnelle a été officialisée par le Premier ministre Manuel Valls qui a lancé symboliquement l'exécution de la première expérience le 23 octobre 2014.

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