Impots sur le revenu : réforme, mode d'emploi

le
0
Impots sur le revenu : réforme, mode d'emploi
Impots sur le revenu : réforme, mode d'emploi

Le gouvernement lance sa réforme de l'impôt sur le revenu. La retenue à la source devrait entrer en vigueur début 2018. Entre faire payer double les contribuables et ne pas imposer les revenus 2017, Bercy penche pour la seconde option. Explications.

Qu'est-ce que la retenue à la source ?

Dans le système actuel, il se passe un an entre le moment où le contribuable touche ses revenus et celui où il paye l'impôt. Ainsi, en 2015, le fisc réclame au contribuable chaque mois (s'il est mensualisé) ou chaque trimestre (s'il est au tiers), l'impôt dû au titre des revenus (salaires, etc.) perçus en 2014. En vigueur dans presque tous les pays développés, le prélèvement ou retenue à la source gomme ce décalage d'un an : les contribuables s'acquittent de ce qu'ils doivent l'année où ils perçoivent leurs revenus. L'impôt est prélevé, en quelque sorte en direc sur vos revenus (salaires, etc.).

Comment passer d'un système à l'autre ?

Le gouvernement prendra des mesures dès 2016 pour favoriser la lisibilité de l'impôt en incitant à la télédéclaration et à la mensualisation. Objectif : changer de système début 2018.

Devra-t-on payer deux fois son impôt en 2018 ?

En théorie, en 2018, les contribuables devraient payer l'impôt sur les revenus de 2017 (fin de l'ancien système) mais aussi sur ceux de 2018 (début du prélèvement à la source). En pratique, « personne ne payera deux fois », promet-on à Bercy.

Aura-t-on alors une année sans impôt ?

En quelque sorte. En 2017, le contribuable payera en effet l'impôt qu'il doit sur les revenus de 2016. Puis, en 2018, il s'acquittera de l'IR sur les revenus 2018. En clair : ses revenus 2017 ne seront pas taxés. « Des garde-fous seront mis en place pour éviter que les contribuables n'optimisent leurs impôts », prévient Bercy.

Le prélèvement à la source concernera-t-il tout le monde ?

Ce n'est pas tranché. Car si cette réforme s'applique de façon simple aux ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant