Impôt: la note a été plus salée en 2014 pour la moitié des Français

le
0

L'Insee chiffre à 0,5% la diminution du niveau de vie moyen des ménages dû aux nouvelles mesures fiscale et sociales intervenues en 2014. Elle n'ont que légèrement réduit les inégalités.

L'Insee confirme dans une étude publiée ce mercredi matin ce que les Français ressentent depuis de nombreux mois déjà: la hausse des prélèvements plombe leur niveau de vie. L'Institut national de la statistique chiffre en effet à 0,5% la diminution du niveau de vie moyen des ménages dû aux nouvelles mesures fiscales et sociales intervenues en 2014. La baisse atteint même 0,9% pour les 10 % des ménages les plus riches. Il souligne aussi que «les réformes des prestations et prélèvements intervenues en 2014 pénalisent les 50% des ménages les plus aisés et épargnent les 10% les plus modestes». En d'autres termes, la moitié des Français sont perdants!

En cause? Essentiellement la «hausse de l'impôt sur le revenu, ciblée sur les plus aisés» et le relèvement des taux de cotisations retraites, note l'Insee. Si aucune mesure nouvelle n'avait été mise en œuvre, les prélèvements auraient été plus faibles (-1,9%) et les prestations sociales légèrement plus élevées (+0,1%).

L'Insee entre dans le détail. La mesure qui a eu le plus d'impact sur le revenu disponible est l'augmentation des taux de cotisation vieillesse salariale (2,4 milliards d'euros), qui concerne tous les actifs cotisants. Elle engendre une perte moyenne «140 euros pour près de 18 millions de ménages tout en étant neutre sur les inégalités». Du côté de l'impôt sur le revenu, une nouvelle baisse du plafond du quotient familial vient minorer l'effet de la prise en compte des enfants à charge dans le calcul de l'impôt. Par essence ciblée sur les familles payant un impôt élevé, «c'est la mesure qui contribue le plus fortement à la réduction des inégalités en 2014 en diminuant le revenu disponible de ces ménages de 1,15 milliard d'euros».

4000 euros en plus pour 30.000 ménages

Par ailleurs, rappelle l'Insee, «le plafond de l'avantage fiscal global tiré des différents crédits et réductions d'impôt a été significativement abaissé en 2014». Cette mesure représente un supplément d'impôt moyen de plus de 4000 euros pour 30.000 ménages, quasiment tous parmi les 10% les plus aisés.

La fin de l'exonération à l'IR de la participation de l'employeur au financement d'une assurance de santé complémentaire et celle de la majoration de pension d'environ 10% dont bénéficient 4 millions de ménages retraités ayant élevé au moins trois enfants «abaissent en moyenne le revenu disponible annuel des ménages concernés de respectivement 390 euros et 130 euros», note l'Institut.

La réduction exceptionnelle d'impôt pour les bas revenus a permis de limiter l'effet de ce mesures pour les contribuables les moins aisés.

L'étude montre qu'au total, l'ensemble des dispositifs réduit «légèrement» les inégalités des niveaux de vie entre les ménages les plus aisés et les plus modestes: le niveau de vie moyen des 10% des Français les plus riches est 6,32 fois supérieur à celui des 10% les plus modestes. Sans ces dispositifs, le rapport aurait été de 6,40.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant