Impôt : l'exécutif se presse lentement vers le prélèvement à la source

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Envisagée par le gouvernement, la mise en œuvre de la retenue à la source de l'impôt sur le revenu n'est pourtant pas encore à l'ordre du jour.

Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu (IR) sera-t-il l'Arlésienne du quinquennat? Souvent évoquée, toujours repoussée, l'idée refait opportunément surface à l'approche du congrès du PS. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne? Il est permis d'en douter. Le gouvernement vise à présent une «mise en œuvre progressive» de la retenue à la source, dans un souci de «simplification». Mais ne semble pas taraudé par l'urgence. On prendra le «temps nécessaire», affirme courageusement Stéphane Le Foll, son porte-parole. Michel Sapin, le ministre des Finances, ne se montre pas plus empressé.

Saluant cette «bonne idée», il s'est à nouveau appliqué mercredi à la torpiller, soulignant qu'elle était «très compliquée» et ne pouvait «se faire en un jour». Tout juste serait-il possible de «commencer ce processus» en 2016 et 2017. Autant dire que ce projet, par ailleurs coûteux, n'a aucune chance d'aboutir d'ici la fin du quinquennat.

Pourquoi esquisser alors ce premier pas? Il faut dire qu'à l'instar, notamment du premier ministre, Michel Sapin a signé la motion de la direction du PS, qui propose «un prélèvement à la source», première étape avant la fusion de l'IR et de la CSG, dès le budget 2016.

L'exécutif s'oppose en revanche toujours à un tel rapprochement, qui figurait pourtant dans les propositions de campagne du candidat Hollande, au motif qu'il engendrerait une «augmentation de l'impôt de la moitié des Français». Et serait donc en contradiction avec la promesse du chef de l'État de ne plus augmenter les impôts d'ici à 2017. Quitte à l'être avec le projet de la majorité. Logique, non?

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