Imposer un prix du carbone, un sujet au c½ur des débats... mais pas de la COP21

le
1
Les émissions d'une usine de traitement des déchets le 14 novembre 2006 à Paris. (© J. Saget / AFP)
Les émissions d'une usine de traitement des déchets le 14 novembre 2006 à Paris. (© J. Saget / AFP)

Dirigeants internationaux, chefs d'entreprises, Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, ont appelé de leurs voeux la mise en place, à l'occasion de la conférence de Paris, d'un prix du carbone (coût de la tonne de carbone émise). En faisant payer les émissions de gaz à effet de serre, l'objectif serait de pousser les entreprises à investir dans des technologies plus vertes.

Il s'agit, précise auprès de l'AFP Frédéric Dinguirard, du cercle de réflexion The Shift Project, «de créer un "signal-prix", qui déclenche une décision d'investissement à long terme, parce que ces investissement sont ceux qui sont nécessaires pour une transition vers une société bas carbone».

La Commission mondiale sur l'économie et le climat - menée par l'ex-président mexicain Felipe Calderon et l'économiste Nicholas Stern - dans son ouvrage La Nouvelle Économie climatique, «recommande que les gouvernements introduisent un prix du carbone fort, prévisible et croissant».

Vingt organisations patronales mondiales, dont l'organisation européenne Business Europe, ont récemment adressé une lettre à la responsable climat de l'ONU Christiana Figueres, insistant sur «l'importance d'un marché du carbone dans l'accord climat de Paris 2015».

Malgré ces prises de position, le sujet ne figure pas à l'agenda des négociations de la COP21, ce qui «illustre parfaitement le côté un peu abstrait des négociations et du

Lire la suite sur le revenu.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • pascalcs le mercredi 25 nov 2015 à 11:44

    Disons que cela favoriserait surtout la mise en place de toute une collection de produits dérivés supplémentaires permettant de gorger encore de quelques centaines de milliards supplémentaires la spéculation financière. Il faut lire entre les lignes quand le FMI parle.