Impitoyable Nadal !

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Impitoyable Nadal !
Impitoyable Nadal !

Imbattable, intouchable, inarrêtable ! Rafael Nadal a remporté dimanche sur le Central son huitième Roland-Garros face à David Ferrer. Sans trembler, le Majorquin a facilement battu son compatriote en à peine plus de deux heures de jeu et en trois sets secs (6-3, 6-2, 6-3). Il devient le premier joueur de l'histoire à remporter huit fois le même tournoi du Grand Chelem. Le début de rencontre laissait pourtant présager d'un combat plus rude pour l'octuple vainqueur du Tournoi parisien. David Ferrer, assuré de passer quatrième au classement ATP quelque soit le résultat, lâche ses coups et remporte sa mise en jeu sans perdre le moindre point. Mais la suite est plus compliquée. Dès le troisième jeu, Nadal fait le forcing et pousse son adversaire à la faute. Avec un break d'avance, « Rafa » n'est pourtant pas si serein et commet quelques fautes étonnantes. Ferrer obtient même une balle de debreak mais ne saisit pas sa chance sur un retour trop long. Partie remise. Suite à un rallye impressionnant de 20 coups, le plus long échange de la rencontre, c'est Nadal qui craque, Ferrer recolle (2-2). Le septième jeu est fatal à Ferrer. Sur un passing de revers, le natif de Manacor prend le service de son adversaire (4-3 pour Nadal). Ferrer ne lâche rien et ne plie pas, il ramène tout. Il obtient une nouvelle balle de debreak sous le regard d'Usain Bolt et Pau Gasol mais Nadal sort un coup droit décroisé d'une incroyable puissance. Le joueur de 27 ans enchaîne un service gagnant et un ace pour gagner sa mise en jeu (5-3). Sur son service, Ferrer déjoue et commet des fautes grossières. Nadal obtient deux balles de set et conclut sur la première en plaçant un coup droit décroisé court qui force Ferrer à la faute. Ferrer concède le premier set de son tournoi. Ce ne sera pas le dernier.

Nadal affiche 261 victoires et 5 défaites après avoir remporté le premier set sur terre battue

Nadal, qui affiche 261 victoires et 5 défaites après avoir remporté le premier set sur terre battue, ne dessert pas son étreinte et continue son cavalier seul. D'un coup droit monumental long de ligne, il mène vite 2-0, puis 3-0 suite à un jeu blanc. Le quatrième jeu est un récital, il termine par un amorti. Mais après avoir perdu sept jeux de suite, Ferrer s'arrache pour remporter sa mise en jeu (3-1). Pas suffisant pour stopper l'infernale domination de Nadal. Après un jeu interminable de plus de neuf minutes, « Le taureau de Manacor » conclut d'un revers long de ligne et mène 4-1. Flairant le bon coup, Nadal met Ferrer sur le reculoir et si le match est interrompu quelques instants (ndlr : des manifestants anti-mariage crient des « François, ta loi on en veut pas » et déploient une banderole « La France bafoue les droits à l'enfant ». S'en suivent les sifflets du public et l'intervention du service de sécurité qui les expulse des gradins manu militari), cela ne perturbe pas Nadal qui continue d'appuyer fort ses frappes de balle pour mener 5-1. Lors de l'interruption de jeu, un énergumène, torse nu avec marqué « Kids right » sur son ventre, et portant un masque blanc avec une larme rouge, surgit avec un fumigène à la main mais il est rapidement maîtrisé par la sécurité efficace sur le coup. Cette fois-ci, Nadal est perturbé et concède sa mise en jeu (5-2). Mais sur le service de Ferrer, c'est lui qui conclut pour remporter le deuxième en 52 minutes.

Une formalité en 2h16

Le troisième set est une formalité. Un premier jeu blanc et un break rapidement en poche permettent au Majorquin de prendre les devants. Un sursaut d'orgueil permet à Ferrer de revenir dans le coup mais la pluie fine vient interrompre quelques instants sa dynamique. Le nuage passé, le match peut reprendre et c'est encore Nadal qui fait la course en tête (3-2). Pris à la gorge par un Ferrer ultra offensif qui obtient même une balle de break, Nadal s'en remet encore une fois à sa capacité à défendre et s'en sort parfaitement pour mener 4-3. Le huitième jeu est un calvaire pour David Ferrer qui sauve une balle de break d'un coup droit décroisé magnifique mais craque complètement sur une double faute. Il offre le break dont rêvait Nadal. Sur sa mise en jeu, le Majorquin ne craque pas et conclut en 2h16 pour remporter le douzième titre en Grand Chelem. L'Espagnol est bien le roi de la terre battue. « L'ogre de l'ocree » n'a jamais aussi bien porté son surnom. Malgré sa victoire, Rafael Nadal redescend à la cinquième place au classement ATP et cède sa place à sa victime du jour, David Ferrer. Mais tout cela reste aujourd'hui secondaire.

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