Impasse à Minsk sur une résolution du conflit en Ukraine

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 (Ajoute déclarations et détails) 
    MINSK, 29 novembre (Reuters) - Une réunion organisée à Minsk 
mardi sur le processus de paix dans l'est de l'Ukraine n'a pas 
permis de rapprocher les positions entre les belligérants, ont 
déclaré les ministres des Affaires étrangères allemand, 
français, russe et ukrainien. 
    "Il reste encore énormément de travail à faire", a déclaré 
le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, à l'issue 
d'entretiens avec ses trois homologues dans la capitale 
biélorusse où ont été signés en février 2015 les accords visant 
à mettre fin au conflit armé dans le Donbass.  
    "Même si le dialogue est difficile, il n'est pas rompu", a 
ajouté Jean-Marc Ayrault en promettant de continuer à oeuvrer 
pour la mise en oeuvre du processus de paix. "Nous n'accepterons 
pas le statu quo au risque du retour de la violence." 
    Son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, a ajouté 
que les positions de l'Ukraine et de la Russie s'étaient 
durcies, et que les entretiens avaient été difficiles.  
    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, 
s'est montré encore plus pessimiste. "Les discussions de Minsk 
sont bloquées. Nous ne parvenons pas à nous entendre sur les 
prochaines étapes", a-t-il dit à la presse. 
    Seule lumière dans ce sombre tableau, Frank-Walter 
Steinmeier a dit que la Croix-Rouge internationale pourrait 
contribuer à la mise en oeuvre d'un important échange de 
prisonniers avant la fin de l'année.   
    Près de 10.000 personnes ont été tuées depuis le début du 
conflit en Ukraine en avril 2014 entre forces ukrainiennes et 
rebelles pro-russes.  
    La situation demeure volatile avec des accrochages quasi 
quotidiens le long de la ligne de front. Moscou et Kiev se 
renvoient régulièrement la responsabilité de l'impasse dans 
laquelle sont plongées les tentatives de règlement du conflit. 
    Toutefois, comme l'a rappelé Jean-Marc Ayrault dans l'avion 
qui le conduisait à Minsk, "ils ne sont pas dans une logique de 
guerre". 
    "Ça aurait pu dégénérer (...), on maintient la situation de 
paix, même si elle n'est pas complète. Il est important de 
rappeler ça." 
 
 (John Irish et Sabine Siebold, Jean-Stéphane Brosse et Gilles 
Trequesser pour le service français) 
 
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