IMOCA : Le Cleac'h bien armé pour le Vendée ?

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IMOCA : Le Cleac'h bien armé pour le Vendée ?
IMOCA : Le Cleac'h bien armé pour le Vendée ?
Armel Le Cléac'h est venu dans la capitale jeudi pour présenter le nouveau bateau Banque Populaire avec lequel il va participer au prochain Vendée Globe en 2016. L'objectif : gagner pour oublier la déception de son absence à la dernière Route du Rhum.

C'est un Armel Le Cléac'h avec un grand sourire qui a présenté son nouveau monocoque IMOCA, Banque Populaire VIII. Pour lui, ce bateau doit servir à tourner la page de la Route du Rhum. Le navigateur de 37 ans avait du laisser sa place à Loïck Peyron après une grave blessure à la main. Et le parcours de ce dernier de donner quelques regrets à Le Cléac'h. « La Route du Rhum a été une parenthèse difficile pour moi, confie ce dernier. J'ai essayé d'aider Loïck Peyron comme j'ai pu. Je suis content que 2015 commence. Je suis totalement tourné vers cet objectif du Vendée Globe. »

Un bateau digne de la Coupe de l'America

Les regards sont donc plus que jamais tournés vers le Vendée Globe, le tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. « Dès avril 2013, après la précédente édition, on a choisi de construire un voilier avec l'aide des architectes de notre précédent bateau (ndlr : devenu Maître CoQ). Ils ont notamment travaillé sur la Coupe de l'America », avance le marin breton. Les architectes Guillaume Verdier et Vincent Lauriot Prévost, qui construisent aussi six autres bateaux en vue de cette compétition, ont imaginé pour Banque Populaire VIII une étrave volumineuse, une carène puissante avec un gros couple de redressement dû à la forme et la progression des volumes. « On est au début d'une ère nouvelle, s'enthousiasme le skipper de Saint-Pol-de-Léon. Le bateau ne va pas voler comme en Coupe de l'America. Mais la carène va vraiment aider à rendre le bateau plus léger ». Le Cléac'h estime aussi que les foils (ailes profilées qui se déplacent dans l'eau et transmettent une force au bateau) vont lui permettre de gagner « en théorie jusqu'à deux jours sur le Vendée ». Un gain de temps qui peut être décisif, sachant que Banque Populaire VII n'avait terminé qu'à trois heures du vainqueur, François Gabart.

La Transat Jacques-Vabre avec Tabarly en guise de préparation

Cette avancée technologique n'a qu'un but : permettre à Le Cléac'h de remporter (enfin) le tour du monde après avoir fini deuxième lors des deux précédentes éditions. « L'objectif, c'est de gagner en 2016. Avec un programme qui permet de bien se préparer. Mais le but sera d'abord d'arriver au bout. Et d'avoir un bon bateau pour cela ». Le Breton va pouvoir naviguer sur deux saisons complètes sur ce monocoque avant le Vendée. Après des essais sur un Mini 6,50 qui ont commencé en juillet dernier, le voilier, encore en construction, sera mis à l'eau fin mars. Au programme la Transat Jacques-Vabre en octobre prochain où il fera équipe pour la première fois avec Erwan Tabarly. « Il a beaucoup de talent, juge Le Cleac'h. C'est un navigateur très physique et il m'apportera un regard nouveau sur ma navigation. » Avec la Transat B to B prévue le mois suivant, le navigateur a donc programmé deux transatlantiques jusqu'au Vendée Globe. Une en double et une en solitaire, « pour voir si tout fonctionne », dit-il. Mais surtout pour mettre tous les atouts de son côté pour terminer au sommet de « l'Everest des mers ».

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