Immobilier : une hausse des prix très inégale en France

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du 1er septembre 2016 au 1er septembre 2017, les hausses des prix se concentrent essentiellement dans les grandes villes à commencer par Paris (+7,7% en un an). (credit : Fotolia)
du 1er septembre 2016 au 1er septembre 2017, les hausses des prix se concentrent essentiellement dans les grandes villes à commencer par Paris (+7,7% en un an). (credit : Fotolia)

MeilleursAgents.com publie une analyse du marché immobilier français où sont passées au peigne fin les évolutions des prix du foncier au cours des dernières années. L’étude confirme que la hausse des prix se concentre uniquement dans les grandes villes.

Depuis plus d’un an, les statistiques des réseaux d’agences et des notaires sont unanimes : les prix de l’immobilier sont de nouveau en hausse en France. Néanmoins, cette tendance cache de nombreuses inégalités.

MeilleursAgents dresse le bilan suivant : «Au 1er septembre 2017, le prix moyen d’un m² dans l’ancien en France s’établit à 2.448 euros au cœur d’une fourchette très large allant de 11.333 euros à Saint-Jean-Cap-Ferrat à moins de 500 euros dans une dizaine de communes essentiellement rurales. Ce prix moyen est en hausse de +2% depuis le début de l’année 2017.»

Les prix commencent ainsi à rattraper leur lente descente de ces dernières années. En effet, en 2017, «le marché immobilier a vu ses prix augmenter pour la première fois depuis 5 ans alors que les prix avaient baissé de 11% d’août 2011 à février 2016», souligne le site d’informations immobilières.

«A ce jour, les prix moyens [sur l’ensemble de la France] restent en retrait de -8% par rapport au plus haut constaté en août 2011.»

Une hausse des prix principalement réservée aux grandes villes

La reprise des prix de l’immobilier reste néanmoins inégale. «L’analyse montre que, du 1er septembre 2016 au 1er septembre 2017, les hausses des prix se concentrent essentiellement dans les grandes villes à commencer par Paris (+7,7% en un an) dont les prix se situent aujourd’hui à +2% au-dessus du plus haut historique de mai 2011 avec un prix moyen de 8.814 euros/m² au 1er septembre 2017», observe MeilleursAgents.

Evolution des prix attendue par MeilleursAgents à 12 mois sur l'immobilier en France.
Evolution des prix attendue par MeilleursAgents à 12 mois sur l'immobilier en France. (source : meilleursagents)

«En Province, Bordeaux emporte la palme des hausses sur 12 mois (+14,5%), suivi de Lyon (+7,6%), Strasbourg (+6,9%), Nantes (+4,7%), Marseille (+3,9%), Nice (+3,6%), Rennes (+3,1%) Toulouse (+2,4%) et Lille (+0,3%). Montpellier est la seule grande ville de France à voir ses prix baisser sur 12 mois (-1,4%) » poursuit la même source.
La tendance reste baissière dans un certain nombre de zones plus rurales : « 16 départements voient encore leurs prix baisser depuis un an » observe le site d’informations.

Sur une période plus longue, depuis 2008, les prix ont progressé de 34% à Paris, 32% à Lyon et 39% à Bordeaux. A contrario, ils ont baissé de 8% à Marseille et augmenté de seulement 8% à Nice ou 6% à Strasbourg selon les statistiques agrégées par MeilleursAgents.

À Bordeaux, les habitants sont « chassés » par la hausse des prix

Contrairement aux idées reçues, les ménages qui achètent pour la première fois un bien immobilier en devenant ainsi propriétaires («primo-accédants») restent nombreux malgré la hausse globale des prix de l’immobilier.

Ainsi, sur l’ensemble du territoire français, «Les primo-accédants représentent encore 32% des acheteurs, les secondo-accédants comptent pour 40% des acheteurs, les investisseurs 16% et les acheteurs de résidences secondaires 12%», détaille le site d’informations.

À noter l’exception de Bordeaux, où les investisseurs représentent 34% des acheteurs : la spéculation sur le marché bordelais est devenue importante dans le cadre de la mise en service de la ligne de TGV Paris-Bordeaux. Dans la préfecture de la Gironde, « Les primo et secondo accédants sont, en quelque sorte "chassés" de la ville ce qui n’est pas sans poser de nombreux problèmes et susciter nombre d’inquiétudes pour l’avenir proche » commente MeilleursAgents, qui estime depuis plusieurs mois que le marché bordelais fait l’objet d’une « bulle ».

Scénario à 12 mois : poursuite de la hausse

MeilleursAgents publie également ce mois-ci ses anticipations à 12 mois sur le marché immobilier français, dans lesquelles l’optimisme domine.

«L’analyse de la situation macroéconomique nous pousse à envisager une certaine stabilité des taux autour de 2% à 20 ans. L’embellie économique générale devrait contribuer à améliorer la situation de l’emploi et donner à un plus grand nombre de ménages la solvabilité requise pour bénéficier de ces taux et donc accéder au marché [résidentiel].»

Dans ce contexte, MeilleursAgents s’attend à une hausse des prix en Ile-de-France de 2 à 4% dans les 12 mois. La plus forte hausse est attendue en Aquitaine où les prix devraient progresser de plus de 4% en moyenne, tirés par Bordeaux et sa périphérie.

H24 Finance pour Boursorama

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