Immobilier parisien : les prix continuent de se contracter

le , mis à jour à 18:11
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L'immobilier parisien a continué de se contracter ces derniers mois, mais MeilleursAgents estime que la tendance va redevenir haussière prochainement.
L'immobilier parisien a continué de se contracter ces derniers mois, mais MeilleursAgents estime que la tendance va redevenir haussière prochainement.

Au cours des mois de juillet et août, les prix de l’immobilier à Paris se sont contractés de 0,3% en moyenne, selon le dernier baromètre publié par MeilleursAgents.com. Plus significatif : depuis le début de l’année, l’immobilier parisien s’est contracté de 1,4%.

Difficile d’y voir très clair dans l’évolution récente des prix de l’immobilier en France. Nombreux sont les réseaux d’agences qui affichent leur optimisme depuis le début de l’année. Pour autant, le dernier baromètre du site MeilleursAgents.com indique encore et toujours que la tendance baissière se poursuit à Paris comme dans certaines villes de province, lentement mais sûrement. Cela n’empêche pas MeilleursAgents d’afficher, à son tour, son optimisme.

Paris et Île-de-France : la tendance baissière domine toujours. Plus pour longtemps ?

À Paris, les prix auraient continué de se contracter au cours de la période estivale, avec une baisse des prix de 0,3% observée par MeilleursAgents dans les promesses de vente signées en juillet et en août. Le prix moyen du mètre carré à Paris atteint ainsi désormais 7.748 euros. Depuis le début de l’année, la baisse cumulée des prix dans la capitale atteint 1,4%, et même 2,2% sur les 12 derniers mois, toujours selon la même source.

Pour rappel, tout dépend néanmoins des arrondissements ainsi que de la surface des appartements : les plus petits se paient plus cher au mètre carré que les plus grands. A titre d’exemple : « le XX° arrondissement a enregistré la plus forte baisse (-4,1%) et le 1er arrondissement a vu ses prix augmenter de 2,4% depuis le début de l’année », mentionne MeilleursAgents.

Quoi qu’il en soit, la demande semble de nouveau augmenter à Paris, avec un « Indicateur de tension immobilière » (reflétant le nombre d’acheteurs par rapport au nombre de biens en vente) en légère amélioration au cours des deux derniers mois. « Nous observons la première hausse de l’ITI, et donc de la demande, depuis 2011 », remarque MeilleursAgents, expliquant que « le marché immobilier ancien commence à montrer les signes précurseurs d’un retournement de tendance ». L’actuelle tendance baissière serait donc en train de toucher à sa fin. La baisse cumulée au cours des dernières années a en effet été assez significative : « à Paris, la baisse des prix atteint -10,3% en moyenne depuis le plus haut constaté en juillet 2011 », note MeilleursAgents.

Néanmoins, les chiffres restent relativement peu significatifs à court terme. Le rapport du nombre d’acheteurs en recherche active par rapport au nombre de biens en vente à Paris est passé à 1,3 cet été, contre 1,2 précédemment. La différence est mince. Surtout, la même source rappelle souvent que, tant que le rapport acheteurs-vendeurs n’est pas au moins de 2 (deux fois plus de demande que d’offre), les prix ne parviendront pas à être tirés à la hausse.

Quant aux prix en Île-de-France, leur contraction est plus significative qu’à Paris intramuros. Au cours des deux derniers mois, les prix se sont contractés de 1,4% en Essonne (91), 1% dans le Val d’Oise (95) ou encore 0,9% en Seine-St-Denis (93). Les prix de l’immobilier de ces trois départements ont connu une baisse comprise entre 2,5% et 4% au cours des 12 derniers mois. La stabilité domine davantage dans les Hauts-de-Seine (92) et le Val-de-Marne (94).

Province : tout et son contraire

En-dehors de Paris et sa région, l’évolution des prix de l’immobilier est très disparate dans les grandes villes de province. MeilleursAgents commente : « la disparité des situations ville par ville prédomine et la reprise reste conditionnée au maintien des taux d’intérêt [à un niveau historiquement bas], à l’amélioration des conditions macroéconomiques [en termes de croissance et de chômage] et aux prochaines décisions politiques ».

On notera notamment que certaines villes continuent de voir leurs prix se contracter, comme Strasbourg (-3,7% sur 12 mois, mais stable sur les deux derniers mois) ou Nice (-3,1% sur un an, -0,2% ces deux derniers mois) tandis qu'à l’inverse, d'autres villes comme Nantes et Toulouse se portent bien (respectivement +2% et +1,5% sur 12 mois).

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • M4129901 le vendredi 11 sept 2015 à 14:24

    La méthode Coué est celle qui consiste à écouter ses parents ou grands-parents qui vous disent qu'on ne peut pas perdre en devenant propriétaire. Moi je pense à mes enfants et je ne vais surement pas les encourager à s'endetter sur 25 ans pour habiter à 40Km de leur lieu de travail...

  • M4129901 le vendredi 11 sept 2015 à 14:23

    3) La première vague de baby-boomers a 60-62 ans, à la retraite beaucoup voudront changer de logement et ça représente 100.000 ménages par an. Contrairement à ceux qui ont acheté à partir de 2007, ils ne seront pas perdants même en baissant le prix actuel de 50%!4) Les taux d'intérêts ne vont pas baisser (ils ne le peuvent plus).5) Les charges de propriétaires ne vont pas cesser d'augmenter (taxe foncière).

  • M4129901 le vendredi 11 sept 2015 à 14:22

    OK, oublions le tunnel de Friggit et prenons quelques facteurs simples:1) Le prix des logements a quasiment doublé depuis 2000 alors que les loyers ont augmenté de moins de 10%.2) Les salaires n'ont pas doublé en 15 ans et il y a peu de chance que ça arrive dans les 5 prochaines années... Les contrats d'embauche sont de plus en plus précaires et ceux qui ont la chance d'avoir un CDI ont intérêt à être mobiles.

  • launor le mercredi 9 sept 2015 à 19:56

    Venir travailler pour un salaire correct à Paris mais en laisser 15% en impôt et 40% du reste en loyer pour un cadre de vie exigu, sans jardin, dans un environnement pollué et bruyant c'est du masochisme.Autant alterner chômage et CDD dans une province périphérique surtout si on y a ses racines et des amis.C'est le dilemme des jeunes ayant grandi sur la côte d'azur, ils peuvent rester mais la compétition des bobos et retraités rétrécit leur territoire.

  • M8664945 le mercredi 9 sept 2015 à 16:33

    bonjour, la methode coué est en vigueur, bien malin celui qui sait ce qui va se passer dans les 15 prochaines années. tout le monde parle du tunnel de friggit comme si c'etait LA vérité, en faite nul ne sait, cela depends de pleins de facteurs, l'immobilier suit surtout le marché de l'offre et de la demande et beaucoup de grande ville sont bien plus chers que Paris.

  • M4129901 le mercredi 9 sept 2015 à 14:18

    Lorsque la baisse sera de 30%, je commencerai à prospecter.

  • M4129901 le mercredi 9 sept 2015 à 14:16

    Nous sommes en position d'acheter dans une grande ville de province plutôt attractive et j'ai beau faire les calculs dans tous les sens, je n'y vois aucun intérêt! Il vaut mieux rester locataire et placer ses sous que s'endetter sur 20 ans pour un bien qu'on n'est pas sûr de pourvoir liquider en cas de besoin. Dans cette même ville, les prix ont doublé depuis 1998 or, les logements ne sont pas 2 fois mieux, les salaires n'ont pas doublé et la population non plus. Cherchez l'erreur...

  • M4129901 le mercredi 9 sept 2015 à 13:59

    Plus la baisse sera rapide et plus on aura des chances de voir le marché repartir. Il faut arrêter de voir une "embellie" à chaque fois que les ventes frémissent à la hausse. Un indicateur de Friggit qui me semble raisonnable est la durée d'emprunt d'un primo-accédant: de 12 ans en 1998 elle est maintenant de 22,4 ans. Ça va être difficile de trouver des acheteurs solvables...

  • Jermaup le mardi 8 sept 2015 à 20:17

    Difficile de maintenir les prix après quinze ans de progression, de fin 1999 à fin 2014, avec l'explosion des prix qui ont atteint + 200% à Paris. Difficile de trouver des acheteurs à 5000 euros net, en CDI, avec de l'ancienneté et 150 000 euros minimum. D'autant que les charges des anciens logements parisiens explosent, vieilles toitures, vieille installation électrique, vieille Plomberie, mauvaise isolation ...Plo

  • kpm745 le mardi 8 sept 2015 à 05:48

    Les prix de l'immobilier en France sont encore trop surévalués par rapport aux revenus (voire stat Friggit). Ces prix spéculatifs pèsent lourd sur la compétitivité de la France et la consommation. Merci à Sarkosy et ses amis promoteurs immobiliers