Immobilier neuf : négociez les prix

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(lerevenu.com) - Selon l'Observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers, tous les indicateurs de l'immobilier neuf sont orientés à la baisse.

L'Observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) enregistre, pour le troisième trimestre 2013, une baisse des ventes au détail de logements neufs de 1% par rapport à la même période de 2012, déjà historiquement basse. Dans le même temps, les mises en vente de futurs logements sur plan s'effondrent de 18,5%.

Les indicateurs avancés d'octobre font redouter un quatrième trimestre particulièrement mauvais,
avec des reculs significatifs sur certaines zones et une hausse sensible des taux de désistement.Certes, le léger rebond du deuxième trimestre permet pour l'instant de conserver une croissance modeste des ventes au détail sur les neufpremiers mois de l'année. Mais «l'arrêt progressif de l'outil de production de logements neufs, pressenti en début d'année, se confirme», selon François Payelle, président de la FPI.

Ces évolutions sont dues notamment au recul des ventes aux investisseurs privés
(-3,9% au troisième trimestre 2013), alors que le niveau atteint au troisième trimestre 2012 avait été particulièrement bas pour cette période de l'année, d'habitude plus favorable.

Les incertitudes sur le périmètre géographique et le niveau des loyers applicables pour le dispositif Duflot, ainsi que les inquiétudes créées par l'encadrement des loyers
du projet de loi ALUR dissuadent les investisseurs individuels dans le locatif, malgré un contexte de taux historiquement bas.

L'accession à la propriété souffre aussi
. Les ventes au détail à TVA réduite s'effondrent de 26,9% au troisième trimestre, soit un recul de 12,1% sur neuf mois par rapport à la même période de 2012. L'accession à la propriété représente 59% des ventes totales du trimestre, et elle augmente seulement de 1,1% (+161 logements) par rapport au troisième trimestre 2012, confirmant la morosité et l'attentisme général.

Les risques d'abandons de programmes sont élevés.
Les mises en vente de futurs logements sur plan poursuivent leur chute, en repli de 18,5% au troisième trimestre, reflet d'une faiblesse de la demande. L'offre requiert 13,8 mois de délai de vente, niveau stable depuis plus d'un an. Dans le même temps, le volume des logements achevés et non-vendus reste bas (8,7% de l'offre, soit un mois de ventes). Mais près de la moitié de l'offre est constituée de logements non commencés et susceptibles de ne jamais l'être, si au moins 50% du programme n'est pas pré-commercialisé. Dans un contexte de sélectivité bancaire importante, le risque est élevé que de nombreux programmes soient abandonnés dans les prochains mois.

Les prix de vente, eux, résistent.
Le prix moyen des logements enregistre, au niveau national, un léger effritement de 2,2% par rapport à la même période de l'année précédente mais reste stable par rapport au trimestre précédent.

Les promoteurs immobiliers appellent à une relance du secteur du logement.
Malgré ce diagnostic alarmant, François Payelle, président de la FPI, rappelle que la situation n'est pas inéluctable : «La solution passe par des mesures immédiates pour restaurer la confiance, notamment la stabilisation du dispositif Duflot et l'exonération des logements neufs et rénovés de l'encadrement des loyers.» Mais, selon lui, le gouvernement devrait aussi adopter des mesures plus structurelles pour créer un environnement favorable, avec une fiscalité incitative sur les terrains constructibles, un allègement des réglementations et une politique de soutien à l'accession à la propriété.

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