Immobilier : les ventes progressent seulement en Corse, en France-Comté et dans les DOM

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INFOGRAPHIE - Selon l’étude annuelle de la Fnaim, l’Ile-de-France, le PACA et le Rhône-Alpes pèsent près de 40% des ventes de logements anciens. Mais ce sont bien dans les régions où le volume de vente est faible que les transactions ont progressé en 2014.

Tous les bilans immobiliers de 2014 ont confirmé une tendance à la baisse des prix au mètre carré à travers la France sans relancer pour autant le volume des transactions. Selon l’étude annuelle de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier), le nombre de ventes dans l’ancien a diminué de 2,4 % sur la France entière en 2014 par rapport à 2013.

Dans le détail, régions par régions, la situation est un peu plus contrastée. Signe des difficultés du marché, l’Ile-de-France réputée pour son dynamisme et qui pèse à elle seule 18,8% des ventes affiche un recul de 1,1%. Quant aux deux autres champions: Rhônes-Alpes (10% des transactions) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (8,4% du total), ils affichent des reculs plus nets encore: respectivement -2% et -3,4%. A elles seules ces trois régions totalisent près de 40% du marché.

En fait, les seules régions où les transactions ont progressé en 2014 sont celles où le volume est très faible: la Corse (qui représente 0,5% du marché voit ses volumes bondir de 5,6%), les départements d’Outre-Mer (1,1% des ventes, volumes en hausse de 5,3%) et la Franche-Comté (1,9% du total, en progression de 1,3%). Souvent, ces régions sont les premières à subir la crise et aussi celles où la baisse des prix peut se faire ressentir le plus fortement d’où une relance des ventes plus précoces qu’ailleurs.

Reprise des biens bon marché

«Les différences de volume par régions sont moins sensibles que les différences de prix, estime Jacky Chapelot, président adjoint de la Fnaim. Il y a souvent des effets de rattrapage pour les secteurs qui ont perdu auparavant des ventes. Et l’on note surtout, parfois au sein d’une même région des écarts très importants entre les secteurs qui ont une vraie dynamique économique et ceux qui ont des difficultés.» Par exemple, si l’Aquitaine affiche un net recul de -4,7%, l’agglomération bordelaise se porte très bien.

Une chose est sûre, les transactions qui reprennent concernent principalement des biens bon marché et la tendance semble s’accéler. «Nos tournées en régions indiquent une reprise depuis le début de l’année, surtout pour les ventes à moins de 200.000 euros», confirme Jacky Chapelot. Pas d’enthousiasme béat pour 2015 cependant puisque «les investisseurs en immobilier locatif ne sont toujours pas là et restent très frileux».

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