Immobilier: les prix ont continué à baisser en 2015

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INFOGRAPHIE - Selon le réseau d’agences Century 21, les prix de la pierre ont reculé de 0,6% en 2015 dans l’ancien. Une baisse minime accompagnée de taux d’intérêts toujours très bas qui stimulent le pouvoir d’achat des acquéreurs.

La tendance ne s’est pas retournée en 2015. Selon le réseau d’agences immobilières Century 21, les prix de l’immobilier ancien en France ont continué à reculer même si la baisse a été minime: - 0,6%. D’ailleurs, alors que la pierre a perdu de la valeur de façon ininterrompue depuis 2012, les prix ne sont pas effondrés; ils ont seulement reculé de 5,1% sur la période . «Et cette baisse n’a pas effacé la hausse des prix intervenue dans les années 2000, affirme Laurent Vimont, président de Century 21. En 2015, le prix au m² en appartement est en moyenne en France de 3388 € contre 1569 € quinze ans avant.» Et le cru 2016 ne devrait pas apporter de bouleversement notable à ce paysage: Century 21 table cette année sur une évolution des prix comprise entre - 1% et + 1%.

Si les tarifs des appartements et des maisons n’ont pas plongé malgré le chômage et la crise, c’est que les taux d’intérêt des prêts immobiliers sont très bas: entre 2,2% et 2,5% aujourd’hui. Mécaniquement, cela redonne du pouvoir d’achat aux acheteurs. D’autant que les banques demandent moins d’apport personnel. Résultat, selon Century 21, avec une mensualité d’emprunt de 1000 €, il fallait 23% d’apport (+ de 45.000 €) au premier semestre 2008 contre 1,9% (3691 €) en 2015 pour acquérir un bien d’à peu près 198.000 €.

Des vendeurs plus raisonnables

En tous cas, cette baisse des prix a apporté un peu de sérénité sur le marché. En 2015, elle a permis aux acquéreurs d’acheter des biens un peu plus grands (83,9 m² en moyenne) qu’en 2014 (83,3 m²). Dans ce climat, les vendeurs ont affiché des prix plus raisonnables. Résultat, la négociation a été moins rude et les biens se sont vendus 5% en dessous du prix affiché contre 5,2% l’année précédente. Compte-tenu de tous ces éléments, le nombre de ventes est reparti à la hausse l’année dernière avec «probablement 740-750 000 transactions contre 710 000 en 2014», estime Laurent Vimont.

Comme la baisse des prix de l’immobilier est restée très contenue l’année dernière sur le territoire national, il y a eu de grosses disparités entre les régions. Concrètement, onze d’entre elles ont vu les prix de l’immobilier baisser et neuf augmenter. Parmi les hausses spectaculaires, l’Alsace (+ 6,5%) ou Poitou-Charentes (+ 4,9%). A l’autre bout du spectre, les baisses les plus marquées concernent l’Aquitaine (- 6,5%), Champagne-Ardennes (- 5,8%) et la Haute-Normandie ( - 5,7%). «Souvent, ces mouvements très spectaculaires s’observent dans des territoires qui ont connu une évolution inverse l’année précédente», explique Laurent Vimont. Par exemple, l’Alsace dont les prix ont flambé en 2015 avaient enregistré une baisse des tarifs de 3,8% en 2014. De même, Poitou-Charentes avait vu ses prix plonger de 6,7% en 2014 avant de remonter en 2015.

Quant à Paris, la capitale continue à avoir sa dynamique propre: quand les prix commençaient à décrocher en 2012 dans les régions et les grandes métropoles, ils continuaient à grimper dans la ville lumière. En revanche, en 2015, la baisse des prix a été nette dans la capitale (- 2,2%). Pas de quoi rendre ses appartements abordables. Le m² y reste à 8052 € soit plus du triple qu’à Marseille (2 563 €) et qu’à Lyon (2494 €).

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