Immobilier: les prix des vendeurs restent raisonnables

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INFOGRAPHIE - L’écart entre prix de mise en vente et prix final de transaction se maintient à un niveau faible : 4,5%. Cet indicateur mesuré par le réseau immobilier Orpi ne devrait pas baisser davantage.

Difficile de faire plus raisonnable que les vendeurs immobiliers en ce moment. Le baromètre des écarts de prix entre le montant initial et celui de la transaction réelle, lancé en avril par le réseau Orpi en partenariat avec Le Figaro immobilier et Explorimmo, se maintient désormais à un point bas: 4,5%. Après des mois de baisse continue, le chiffre était tombé à 4,5% en octobre et Bernard Cadeau, président du réseau Orpi, prévenait déjà: «Nous arrivons vraiment dans l’épaisseur du trait». Il faut croire qu’il avait vu juste.

Aujourd’hui, une maison ou un appartement se vend en moyenne en France 4,5% de moins que le prix de présentation, celui que demande le vendeur sur son annonce immobilière. «Quand vous vendez un bien 100.000 euros, cela ne représente que 4500 euros, difficile d’aller en dessous, estime Bernard Cadeau. Dans nos métiers, ce n’est pas le prix ou rien du tout. Tout l’enjeu désormais, c’est de rester sur cette performance.»

A travers le pays, un bien immobilier est mis en vente au prix moyen de de 210.070 euros pour se vendre finalement à 200.590 euros. Dans la mesure où seulement deux grandes villes dépassent le taux moyen de négociation (Nice à 5,25% et Nantes à 5,3%), on peut aisément en déduire que le chiffre est plus important dans les villes moyennes et les zones rurales.

Des écarts minimum à Paris et Lyon

Quant aux spécificités des différentes villes étudiées, on note qu’à Paris et surtout à Lyon les logements se vendent quasiment au tarif affiché. Seulement 2,55% d’écart dans la capitale et un minuscule 2,15% à Lyon. D’ailleurs dans cette dernière ville les taux de négociation sont très homogènes quel que soit le type de logement (les différences sont comprises entre 1,9% pour un 4 pièces et 2,5% pour un studio).

Bordeaux est la ville qui pratique le plus le yo-yo puisque les 2 pièces s’y vendent 2020 euros moins cher que le prix affiché (-1,3%) quand le rabais atteint 38905 euros (-8,7%) pour les 5 pièces et plus.

En France on constate globalement que les écarts sont plus réduits pour les petites surfaces et plus importants pour les 5 pièces et plus. Une tendance assez naturelle puisque sur les plus petits prix, les budgets des acquéreurs sont généralement calés au plus juste.

«Afficher directement le bon prix a un effet vertueux, la vente est plus rapide. Et cela semble désormais bien compris par la plupart des vendeurs», note Bernard Cadeau. Ainsi, selon Orpi désormais 50% des logements se vendent en moins de 60 jours. L’an dernier, le délai de vente moyen de l’ensemble des biens dépassait les 100 jours. Le patron d’Orpi n’imagine pas que cet écart rebondisse dans un futur proche. «Les vendeurs ne peuvent pas jouer avec cela, estime-t-il. Les taux d’intérêt vont rester bas mais compte-tenu des perpectives économiques et du pouvoir d’achat contraint, une remontée des prix ne passerait pas auprès des acheteurs.»

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