Immobilier : les prix chutent à Metz et Caen mais rebondissent à Rennes

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INFOGRAPHIE - C’est une France à plusieurs vitesses. Selon les professionnels de l’immobilier, les ventes de logements repartent doucement et les prix se stabilisent. Mais pas partout.

Le marché de l’immobilier ancien redémarre doucement. Un peu partout en France, les ventes repartent. En un an, entre juin 2014 et juin 2015, 707.000 logements ont été vendus, selon les estimations de la Fnaim. Un chiffre en augmentation de 2,3 % par rapport à l’an dernier, mais qui reste très éloigné du rebond des années 2010 et 2011 (respectivement 776.000 et 799.000 ventes) et surtout de la période faste d’avant la crise de 2008 (plus de 800 000 ventes en 2006 et 2007). Le Crédit Foncier fait le même constat et le spécialiste du crédit immobilier table désormais sur la vente de 750.000 logements anciens en 2015. Ce serait nettement plus que les 691.000 vendus en 2014. Même si elle est encore timide et fragile, la reprise du marché freine désormais la baisse des prix. Ceux-ci se sont stabilisés entre le premier et le deuxième trimestre.

Sur l’année entière, certains professionnels s’attendent toutefois à une nouvelle érosion des prix. Yann Jehanno, directeur exécutif de Laforêt s’attend ainsi à une baisse de 2 % environ. La Fnaim table, elle, sur un recul de 2,2 % (-1,5 % pour les appartements et -2,5 % pour les maisons) et le Crédit Foncier de 2,5 %.

Des crédits immobiliers un peu plus chers

«L’immobilier a probablement touché le fond et pourrait reprendre de la vigueur, à condition que son principal moteur, le crédit immobilier bas, ne lui fasse pas défaut», estime la Fnaim.La chute historique des taux des crédits immobiliers soutient le marché et a limité la baisse des prix de la pierre en redonnant du pouvoir d’achat aux acquéreurs. Mais les taux des prêts ont recommencé à légèrement remonter dans le sillage de l’emprunt d’État français à 10 ans, l’OAT (1,18 % le 10 juillet). Selon les prévisions du Crédit Foncier, ils devraient atteindre 2,4 % en moyenne (hors assurance et toutes durées confondues) en fin d’année, contre 1,99 % en juin. Selon les calculs du courtier Cafpi, avec une mensualité de 1.000 euros, un acquéreur qui s’endette sur 20 ans aujourd’hui, peut emprunter 199.162 euros. Or, si le taux du prêt grimpe de 0,25 % il ne pourra plus emprunter que 194.562 euros et 190.108 euros en cas de hausse de 0,5 % (181.620 euros avec une relèvement de taux de 1 %).Le crédit devrait donc rester encore peu cher. Mais à l’avenir, «les taux des crédits immobiliers auront moins d’impact sur les prix», prévient Bruno Deletré, directeur général du Crédit Foncier.

De très fortes disparités régionales

Derrière la faible baisse des prix actuelle, se cachent de très fortes disparités territoriales. Certaines régions, notamment la Normandie, le Centre ou la Lorraine, ainsi que les zones rurales ont connu des baisses de prix de l’immobilier ancien importantes. A Metz, par exemple, les prix ont chuté de 12,4 % entre le 30 mars 2014 et le 30 mars 2015, constatent les notaires. Ils ont décroché de 11,4 % à Nancy, 8,9 % à Saint-Étienne, 7,6 % à tours ou encore de 9,8 % à Caen.

A contrario, d’autres zones situées dans des marchés plus tendus ont enregistré des augmentations prononcées au premier trimestre toujours selon les notaires. Strasbourg (+3,1%) et Rennes (+2,8%) en sont les premiers exemples. Bordeaux (+1,8 %) et Nîmes (+1,7 %) ont également bien résisté.

Le marché du neuf repart également très doucement. «Le nombre de réservations d’appartements et de maisons de promoteurs se redresse légèrement, sans vraiment décoller», note la Fnaim. En se basant sur la situation du marché à mi-année, le Crédit Foncier table sur la construction de près de 378.000 logements cette année, au lieu de 356.000 en 2014.

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