Immobilier : les prix augmentent dans plusieurs grandes villes

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La baisse des taux des crédits immobiliers soutient la reprise du marché. Les prix grimpent dans certaines grandes villes françaises... mais reculent toujours dans d’autres. Explications.

Le marché immobilier continue à redresser la tête. En ce début d’année, les acquéreurs, très sensibles une fois de plus à la baisse des taux des crédits immobiliers sont assez nombreux. En février, les taux des prêts sur 20 ans ont baissé de 0,2% en moyenne, dans le sillage du taux de l’emprunt d’Etat Français à 10 ans, l’OAT (0,48%). «Les taux des crédits sont plus bas que lors des précédents records de mai 2015», remarque Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com.

«Cette stimulation intervient alors que le marché aborde sa saison haute où primo accédants, investisseurs et familles sont présents», constate Sébastien de Lafond, président de Meilleursagents. Résultat, «ces deux font monter les prix ou atténuent la baisse dans un contexte toujours déficitaire en acheteurs solvables», poursuit-il. Une tendance déjà constatée en 2015, puisqu’au dernier trimestre, les prix des logements anciens ont progressé en moyenne de 0,5% (après +0,2% entre juillet et septembre), selon les notaires.

A Paris, depuis le 1er janvier, les prix ont grimpé de 0,7% en moyenne selon Meilleursagents. Sur un an, la baisse s’atténue, puisqu’elle n’est plus que de 0,8%. La situation est plus nuancée dans le reste de l’Ile de France. «En moyenne les prix en Petite Couronne ont augmenté de 0,2% en février. La Grande Couronne, moins recherchée, a vu ses prix baisser de 0,3%», constate Meilleursagents.

La tendance est de plus en plus contrastée dans les dix plus grandes villes de province. Les écarts de prix se creusent. «Les villes les plus dynamiques sur le plan économique et qui donc offrent les meilleures perspectives d’emplois voient leurs prix augmenter», note l’étude. C’est le cas de Lyon (+0,9% depuis le début de l’année et +0,7% sur un an) et de Nantes dont les prix ont augmenté de 1,4% en deux mois et 3,7% en un an! Bordeaux (+0,5% depuis janvier et + 1,3% en un an) et Montpellier (+0,1% en deux mois et +1,3%) voient aussi leurs prix grimper.

A contrario, Marseille (-0,6% en deux mois et -2% en un an) et surtout Lille où les prix flanchent de 1,1% depuis janvier et de 3,8% par rapport à il y a un an, «continuent de souffrir d’une demande faible». «La perspective de la mise en place de l’encadrement des loyers pèse depuis des mois sur le marché lillois traditionnellement apprécié par des investisseurs qui l’ont totalement fui aujourd’hui», commente l’étude. Les prix baissent aussi à Toulouse (-0,8% en deux mois et -0,8% en un an) Nice (-0,5% depuis janvier et -0,9% en un an) et Strasbourg (-0,5% en deux mois et -1,8% en un an).

Interrogations sur la reprise

«La hausse des volumes de transactions est réelle mais les conditions d’une reprise durable ne sont toujours pas présentes», estime Sébastien de Lafond. Les raisons de ces doutes? «Partout le niveau de la demande est insuffisant pour que le marché soit fluide et le chômage tarde à baisser. La santé relative du marché actuel résulte essentiellement du très faible niveau des taux d’emprunt. Cette stimulation puissante ne doit pas nous faire oublier qu’un marché immobilier sain résulterait d’un bon équilibre entre une demande solvable et une offre “naturelle” de propriétaires assurés de vendre», justifie-t-il. L’an dernier, 803.000 logements vendus, soit 15,7% de plus qu’en 2014.

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  • sibile il y a 9 mois

    c'est pas un marché fluide, 800 000 transactions dans l'année ?