Immobilier: les prix à Paris arrondissement par arrondissement

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Dans la capitale, les prix baissent enfin, mais de façon sélective. Plus exigeants, les acquéreurs font le tri entre le bon grain et l'ivraie.

Les prix baissent enfin dans la capitale. Cette tendance est marquée surtout depuis l'été. Pour la première fois depuis le début de la crise, «les prix devraient reculer de 3 à 5 % cette année», prévoit Sébastien de Lafond, PDG de Meilleursagents.com. Le prix moyen au mètre carré qui, fin juin, s'élevait à 8120 ¤, devrait repasser sous le seuil symbolique de 8000 ¤ d'ici à la fin de l'année, estiment les notaires parisiens. Ce qui reste élevé. Malgré tout, les acquéreurs sont désormais plus nombreux.

? Ier, IIe, IIIe et IVe: correction au c½ur

? Ve, VIe et VIIe: réalisme au sommet

? IXe et Xe: les investisseurs ont disparu

? XIe et XIIe: les délais de vente s'allongent

? XIIIe, XIVe et XVe: des stocks élevés

? VIIIe, XVIe et XVIIe: de fortes baisses de prix

? XVIIIe, XIXe et XXe: plus accessibles encore

Ier, IIe, IIIe et IVe: correction au c½ur

Traditionnellement homogène, le c½ur de la capitale connaît désormais des destins plus contrastés. Selon les chiffres des notaires, le IIe a poursuivi au deuxième trimestre son irrésistible ascension, progressant encore de 1,8 %, soit 51,5 % de hausse sur cinq ans, la plus forte progression de tout Paris. Ses trois voisins sont, eux, orientés à la baisse, avec un record pour le IVe, qui recule de 6,8 %. Une correction des emballements passés pour l'arrondissement le plus cher de la rive droite. «Il n'y a pas de changement majeur, note pour sa part Nathalie Naccache, à la tête de quatre agences Century 21 Fortis Immo. Simplement, le niveau d'exigence et la sélectivité se sont accrus.» Selon elle, les beaux produits trouvent preneur quelle que soit la surface.

Mais malheur à ceux qui ont un défaut: «Ils sont quasiment écartés du marché et le prix n'est même plus un élément déterminant.» En situation de force, les acheteurs rechignent plus que par le passé sur les travaux. Les coins les plus recherchés du Ier et le quartier Montorgueil continuent à atteindre des sommets à 11 000 voire 12 000 ¤/m2. Du côté du Marais, la situation est un peu plus tendue. «Le marché est clairement bloqué,estime Mehdi Bourgeois, directeur d'agence associé à La Boutique de l'Immobilier. Il y a toujours des biens de qualité qui ne souffrent pas et une forte demande pour des 30 à 40 m2 à moins de 400 000 ¤ mais, pour tout le reste, c'est long et difficile.»

«Entre les incertitudes fiscales et la chasse aux locations de courte durée lancée par la Ville de Paris, bon nombre d'étrangers et d'investisseurs ont été échaudés et annulent purement et simplement leur projet, reconnaît Robin Calligaris, directeur des agences Connexion des IIIe et IVe. Des acheteurs motivés et solvables sont toujours là en grand nombre, mais ils en veulent pour leur argent.» Un logement impeccable dans la très recherchée rue du Bourg-Tibourg, affiché à 11 500 ¤/m², ne trouve pas preneur depuis six mois malgré 60 visites.

Dorénavant, il refuse des mandats sur des rez-de-chaussée ou des duplex peu pratiques. Et pas question de faire miroiter des projets urbains pour doper la cote du IIIe. «Le Carreau-du-Temple ou la Jeune-Rue? C'est du vent, les acquéreurs n'en ont cure», poursuit Robin Calligaris. Même du côté de l'île Saint-Louis, le marché fait un tri sévère. Pour amadouer les acheteurs, il faut du solide.«Ils n'ont pas forcément d'urgence à acheter et ont le sentiment que ça va encore baisser,estime Mehdi Bourgeois. Alors, un bon prix et une rénovation avec des matériaux de qualité, ça aide à franchir le pas.»

Vendus récemment

? Ier: rue des Innocents, un studio, 25 m2, 3e étage, ascenseur, 270 000 ¤.

? IIe: Tiquetonne, un 3 pièces, 44 m2, 5e étage sans ascenseur, petite terrasse, double exposition, 535 000 ¤.

? IIIe: rue Quincampoix, un studio,  10 m2, terrasse, 115 000 ¤.

? IVe: rue de Rivoli, un 5 pièces,  114 m2, 3e étage, ascenseur sur rue  et cour, entièrement à rénover, 1 100 000 ¤.

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