Immobilier : les Parisiens reprennent goût à la pierre

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Pour la première fois depuis 2011, la demande d’appartements à acheter a légèrement augmenté le mois dernier. Pour autant, les prix devraient continuer à baisser au moins jusqu’à mi-2016.

Le printemps est traditionnellement la période où le marché immobilier est le plus dynamique. Les familles achètent un logement aux beaux jours, afin d’être dans leurs nouveaux murs à la rentrée scolaire de septembre. Cette année, ne fait pas exception à la règle à Paris. Mieux, les acquéreurs potentiels sont un peu plus nombreux que ces dernières années à pousser la porte des agences immobilières, selon le baromètre MeilleursAgents, basé sur les promesses de ventes signées en avril. Celui-ci constate la première hausse de la demande dans la capitale, depuis le retournement du marché mi-2011. «L’indicateur de tension immobilière (ITI), qui compte le nombre d’acheteurs en recherche active pour un bien en vente, atteint 1,2 après de longs mois de stagnation autour de 1», souligne Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents. «Pas de quoi révolutionner le marché! Les volumes d’activité n’augmentent pas. Mais, la psychologie des acheteurs est en train d’évoluer vers plus d’envie et moins de frilosité», ajoute-t-il.

Gain de 2,8% de pouvoir d’achat depuis janvier

La poursuite de la baisse des taux des crédits immobiliers et des prix continue de redonner un peu de pouvoir d’achat aux ménages. Selon les estimations de MeilleursAgents, les parisiens ont gagné 2,8% depuis le 1er janvier (2% grâce aux taux des crédits immobiliers et 0,8% dus à la baisse des prix). Mais, pour les locataires souhaitant devenir propriétaires pour la première fois, la marche à franchir reste très haute. Ainsi, ainsi un couple cherchant à acheter le 38m2, qu’il loue 1100 euros par mois devra débourser 300.000 euros. Seul un apport conséquent de 85.000 euros, lui permettrait avec un crédit de 235.000 euros sur 25 ans à 2,2% de payer des mensualités équivalentes au loyer, calcule MeilleursAgents.

Le léger frémissement du marché parisien n’est pas suffisant pour faire à nouveau grimper les prix de la pierre. Certes, en avril, ceux-ci ont légèrement progressé de 0,2% dans la capitale (+1% pour les petites surfaces), et ils sont restés stables en Petite et Grande couronne (à l’exception de -0,2% dans les Hauts-de-Seine et de +0,3% en Seine Saint-Denis). Mais, «tant qu’il y aura moins de deux acheteurs en recherche active pour un bien à vendre, les prix resteront orientés à la baisse», prévoit Sébastien de Lafond. Pour ce dernier, les prix devraient continuer à reculer jusqu’à mi-2016, date à partir de laquelle, le chômage devrait commencer à diminuer.

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