Immobilier: les familles peinent à acheter à Paris

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Selon Meilleurtaux.com, les célibataires et les couples sans enfant sont devenus les principaux acquéreurs dans la capitale. Mais le pouvoir d'achat immobilier remonte, même dans les arrondissements parisiens.

Pour une famille, devenir propriétaire à Paris est décidément trop difficile. Selon une étude menée par le courtier en crédit Meilleurtaux.com, sur les biens achetés par ses clients, les couples avec deux enfants ou plus ne représentent que 13% des acquéreurs. «La capitale, avec des prix au mètre carré devenus une réelle barrière à l'entrée pour les familles, accueille majoritairement des célibataires et des couples sans enfant» note Hervé Hatt, président de Meilleurtaux.com.

Un foyer qui achète son logement dans l'un des 20 arrondissements parisiens compte ainsi seulement 1,9 personne, alors que dans toute la France, il se compose en moyenne de 2,3 personnes. Pourtant, le pouvoir d'achat immobilier, calculé par le courtier (c'est-à-dire le nombre de mètres carrés que l'on peut acheter pour une mensualité de 1000 euros sur 20 ans), est en hausse à Paris comme partout en France (sauf à Lille). Les acheteurs parisiens ont gagné 0,5 m2 en un an. Avec cette mensualité, ils acquièrent en moyenne 21,3 m2.

Les 30-45 ans ont besoin de près de 100 m2

Mais c'est insuffisant pour faire revenir les familles, nombreuses à quitter la capitale après la naissance de leur premier enfant: 70% des naissances correspondent à un premier-né à Paris, alors que le ratio n'est que de 56% dans les Yvelines et de 57% en Seine-et-Marne. «Le premier enfant augmente la superficie de l'habitation achetée par les clients d'environ 10 m2, et ainsi de suite pour chaque enfant supplémentaire», relève l'étude. Et cela devient trop onéreux à Paris. Les premières victimes sont donc les trentenaires, qui ont besoin d'appartements plus vastes.

Ainsi, en France, si les moins de 30 ans qui deviennent propriétaires se contentent de moins de 85 m2, les 30-45 ans ont besoin de près de 100 m2. Même si cette superficie moyenne a diminué entre 2011 et 2013 pour les foyers de quatre personnes et plus (6 m2 en moins par exemple pour les familles de 5 personnes), acheter un grand logement à Paris est vite «hors budget».

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  • margil79 le mercredi 9 avr 2014 à 14:03

    Faudrait que les entreprises et le travail soit ailleurs qu'en Ile de France déjà, on n'a pas tous des métiers libéraux ou administratifs. On ne s'entasse pas par plaisir. En revanche, dire qu'on n'a une meilleure qualité de vie à Courbevoie ou Bois-Colombes qu'à Paris, c'est ne pas bien connaître Paris. Et tout dépend des critères de qualité, totalement subjectifs

  • ansquerd le mardi 8 avr 2014 à 22:50

    Honnêtement, pourquoi aller en banlieue, se taper 2*1h et plus de transport? Cadre A de la FP, né en 70, je n'ai presque plus de collègues de ma génération à Paris. Ils sont partis à Nantes, Montpellier, Toulon... il y a maintenant un statut unique pour tous les attachés, une bourse aux emplois interministériels sur internet. Les quadras ont jeté l'éponge, tant pis aussi pour les jeunes retraités qui voulaient quitter Paris et qui ne trouvent pas d'acheteurs. Finalement, que des perdants....

  • M7377356 le mardi 8 avr 2014 à 16:55

    ceux qui peuvent pas acheter à Paris peuvent très bien acheter en 1ére ou 2é couronne ! Il n'y a aucun déshonneur à ne pas pouvoir résider dans Paris intra-muros ! Habiter Courbevoie , Asnières, bois-Colombes pour une meilleure qualité de vie , plus d'espace, moins de crédits, des écoles moins chargées, des transports corrects, la défense à proximité ! que demander de plus

  • M9385839 le mardi 8 avr 2014 à 15:31

    UN CANCER DES POUMONS A 20 ANS C EST CLASSE POUR UN BOBO

  • loco93 le mardi 8 avr 2014 à 15:05

    En même temps infliger un concentré de particules fines à ses enfants et dés leur naissance, c'est limite criminelle!